April 17, 2019 / 9:06 AM / 6 months ago

GB/Indicateurs- Déficit budgétaire 2018-2019 en baisse mais objectif raté

LONDRES, 24 avril (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* DÉFICIT BUDGÉTAIRE 2018-2019 EN BAISSE DE 41%

24 avril - Le ministre des Finances Philip Hammond a raté son objectif de réduction du déficit budgétaire durant l’exercice 2018-2019, clos au 31 mars, celui-ci ressortant à 24,7 milliards de livres (31,6 milliards d’euros), en baisse de 41% sur l’exercice précédent mais supérieur à l’objectif de 22,8 milliards donné le mois dernier.

Ces montants sont provisoires et sujets à une révision éventuelle.

Le déficit annuel représente 1,2% du produit intérieur brut (PIB), au plus bas depuis 17 ans, alors qu’il approchait les 10% voici une dizaine d’années, au plus fort de la crise financière mondiale, a fait savoir l’Office national de la statistique (ONS) mercredi.

Sur le seul mois de mars, le déficit a atteint 1,7 milliard de livres, dépassant toutes les prévisions du consensus Reuters qui ne donnait qu’un déficit de 400 millions de livres.

Les recettes fiscales ont continué d’augmenter fortement en mars mais une hausse de la dépense publique explique le gonflement du déficit.

Tableau:

* BOND DE 6,7% SUR UN AN DES VENTES AU DÉTAIL EN MARS

18 avril - Les ventes au détail au Royaume-Uni ont dépassé les attentes en mars, les consommateurs semblant ignorer les incertitudes liées au Brexit, montrent les statistiques officielles publiées jeudi.

Les ventes en volumes ont augmenté de 6,7% sur un an, leur plus forte progression en rythme annuel depuis près de deux ans et demi. Par rapport à février, leur hausse a atteint 1,1%.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,3% sur un mois et une hausse de 4,6% seulement sur un an.

L’Office national de la statistique (ONS) note que la hausse reflète en partie la faiblesse des ventes de mars 2018, liée à une vague de froid sur le pays.

Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes au détail britanniques affichent ainsi une croissance de 1,6% par rapport aux trois mois précédents, leur plus forte progression depuis août 2018.

Tableau

* INFLATION STABLE À 1,9% EN MARS, DÉCRUE DANS L’IMMOBILIER

17 avril - Le taux annuel d’inflation est resté stable à 1,9% en mars, au lieu de la légère accélération attendue par les économistes, mais les chiffres publiés mercredi par l’Office national de la statistique (ONS) sont surtout marqués par une décélération sensible dans l’immobilier, notamment à Londres où les prix ont accusé leur plus forte baisse depuis près de dix ans.

Les économistes prévoyaient en moyenne un taux d’inflation de 2,0% le mois dernier au Royaume-Uni.

“L’inflation est stable, avec une hausse des prix de carburants qui a été compensée par des baisses dans l’alimentaire et aussi une hausse moins forte que l’an dernier pour les jeux vidéo”, a commenté Mike Hardie, statisticien à l’ONS.

La stabilisation de l’inflation permet à la Banque d’Angleterre de rester en retrait en attendant l’issue du Brexit, qui vient d’être reporté une nouvelle fois.

Ces incertitudes ont continué de peser sur les prix immobiliers, dont la croissance a ralenti à 0,6% en février sur un an - son niveau le plus faible depuis six ans et demi, après une hausse de 1,7% en janvier.

A Londres, les prix des logements ont chuté de 3,8% sur un an, du jamais vu depuis la mi-2009. Le malaise dans la capitale a en outre gagné le sud-est de l’Angleterre, où les prix ont baissé pour la première fois depuis 2011.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix producteurs

* CROISSANCE DES RÉMUNÉRATIONS +3,5% ANNUELS SUR 3 MOIS À FIN FÉVRIER

16 avril - La croissance des rémunérations est la plus forte depuis plus de dix ans, portée par de nouvelles créations de postes, ce qui laisse penser que les entreprises britanniques, exposées aux incertitudes du Brexit, préfèrent embaucher plutôt qu’investir sur le long terme dans des équipements.

Le corollaire est que ces mêmes entreprises peuvent remercier ces employés en cas de conjoncture déprimée.

Le total des rémunérations, primes comprises, a augmenté de 3,5% annuels sur trois mois à fin février, a annoncé mardi l’Office national de la statistique (ONS), ce qui est conforme au consensus Reuters.

C’est le taux le plus élevé sur trois mois depuis la mi-2008 mais sur le seul mois de février cette croissance salariale a ralenti à 3,2%.

Le revenu hebdomadaire moyen, hors primes, a progressé de 3,4% annuellement sur la même période, ce qui est aussi conforme au consensus (+3,1% pour le seul mois de février).

“Le marché de l’emploi reste robuste avec le nombre de personnes disposant d’un emploi qui continue de croître”, a dit Matt Hughes, statisticien de l’ONS. “La hausse annuelle provient entièrement des CDI, salariés ou auto-entrepreneurs”.

La Banque d’Angleterre projetait en février une croissance salariale de 3,0% d’ici la fin 2019, l’économie ressentant le poids du Brexit et du ralentissement économique mondial.

L’ONS a également annoncé 179.000 emplois de plus sur trois mois à fin février, égalant là encore à peu près le consensus Reuters qui était de 180.000.

Sur trois mois à fin février, le nombre de chômeurs a baissé de 27.000 à 1,343 million, au sens de l’Organisation internationale du travail, donnant un taux de chômage de 3,9%, ce qui est conforme au consensus.

Sur le seul mois de mars, le nombre de chômeurs a cependant augmenté de 28.300 à 1,066 million, alors que le consensus donnait 20.000 chômeurs de plus.

Tableau:

* CROISSANCE DE 0,2% EN FÉVRIER, GRÂCE AU STOCKAGE

12 avril - Le produit intérieur brut britannique a augmenté de 0,2% en février, une croissance inattendue due au stockage de produits avant le Brexit mais qui reste faible en tendance, selon des données publiées mercredi.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stabilité après la hausse de 0,5% du mois précédent.

Sur les trois mois à fin février, la croissance est ressortie à +0,3%, comme sur les trois mois à fin janvier (révisée de +0,2%).

La croissance dans le secteur des services a ralenti à 0,1% en février par rapport à janvier, freinée par un 12e mois de recul consécutif dans les services financiers - du jamais vu au pays de la City.

La production manufacturière a augmenté de 0,9% et celle du secteur de la construction a progressé de 0,4%.

L’Office de la statistique nationale (ONS) a dit ne pas être en mesure de quantifier l’impact des mesures de stockage sur le PIB. Le Fonds monétaire international a dit mardi prévoir une croissance de 1,2% du Royaume-Uni en 2019, à condition que soit évitée une sortie sans accord de l’Union européenne.

Tableau

* DÉFICIT COMMERCIAL SUPÉRIEUR AUX ATTENTES EN FÉVRIER

10 avril - Le déficit commercial marchand s’est à peine réduit en février et celui de janvier, le plus élevé depuis un an et demi, a été révisé à la hausse, montrent des données publiées mercredi par l’ONS.

Le déficit des échanges de biens est ressorti à 14,112 milliards de livres (16,37 milliards d’euros) contre 14,623 milliards en janvier (13,084 milliards de livres en première estimation).

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un déficit de 12,70 milliards de livres, l’estimation la plus pessimiste étant de 13,70 milliards.

Les exportations ont décru de 0,4% en volume sur les trois mois à fin février tandis que les importations ont bondi de 6,8%.

Tableau

Les indicateurs publiés en mars (Service économique)

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