February 28, 2019 / 3:08 AM / 3 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 03H05 GMT (28/02)

TRUMP ET KIM VONT SIGNER UN “ACCORD CONJOINT”

HANOÏ - Le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se sont retrouvés jeudi à Hanoï pour une série d’entretiens, au deuxième jour de leur deuxième sommet en huit mois, avant la signature d’un “accord conjoint”.

Ils ont tous deux affiché leur bonne volonté dans l’optique d’une avancée sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, mais aucun signe d’une avancée sur la question n’a émergé.

“J’ai répété depuis le début que la rapidité n’était pas importante pour moi”, a dit Donald Trump jeudi matin au moment de ses retrouvailles avec Kim Jong-un, précisant vouloir aboutir à un “bon accord”.

Interrogé sur sa confiance quant à un accord, Kim a dit qu’il était “trop tôt pour se prononcer”. “Mais je ne dirais pas que je suis pessimiste”, a-t-il poursuivi. “J’ai le sentiment que nous allons aboutir à de bons résultats”.

Kim et Trump débutaient cette deuxième journée de leur sommet par une rencontre en tête-à-tête de 45 minutes, avant que la réunion ne soit élargie à leurs conseillers.

La Maison blanche a annoncé que les deux dirigeants participeront à une “cérémonie de signature d’un accord conjoint”, sans donner plus d’indications.

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BREXIT-MAY OBTIENT UN SURSIS DES DÉPUTÉS BRITANNIQUES

LONDRES - Theresa May, en envisageant de reporter la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a obtenu un répit de la part des députés britanniques qui ont repoussé mercredi la menace d’une rébellion visant à empêcher un Brexit sans accord.

Après avoir martelé que le Royaume-Uni sortirait de l’UE le 29 mars comme prévu et qu’une absence d’accord valait mieux qu’un mauvais accord, la Première ministre britannique a ouvert mardi la porte à un possible report de la date du départ.

Elle a proposé aux députés britanniques, s’ils ne ratifient pas d’ici au 12 mars le projet d’accord de retrait négocié avec les Européens, de voter sur un Brexit sans accord à la date prévue du 29 mars puis sur un report “court et limité” de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les députés ont voté mercredi à 520 voix pour et 20 contre l’amendement proposé par la travailliste Yvette Cooper, et soutenu par le gouvernement, qui énonçait le nouveau calendrier proposé par Theresa May.

UN REPORT DU BREXIT N’EST PAS AUTOMATIQUE, PRÉVIENT MACRON

PARIS - Une demande de report de la date du Brexit au-delà du 29 mars pourrait être examinée par les Européens, à condition que le Royaume-Uni présente une perspective claire sur la suite du processus, a déclaré mercredi Emmanuel Macron.

“L’accord de retrait ne peut être renégocié. Si les Britanniques ont besoin de davantage de temps, nous pourrons examiner une demande d’extension si elle est justifiée par de nouveaux choix des Britanniques”, a déclaré le président français avant une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel à l’Elysée. “Mais nous ne pourrons en aucun cas accepter une extension sans une perspective claire sur l’objectif poursuivi”, a-t-il ajouté.

FEUILLETON du Brexit: les épisodes à venir

LE POINT sur les négociations du Brexit

LA CHRONOLOGIE des négociations du Brexit

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LA HAUSSE DES DROITS DE DOUANE US VISANT LA CHINE SUSPENDUE

WASHINGTON - L’administration américaine a annoncé mercredi qu’elle allait suspendre formellement la hausse prévue des droits de douane sur des produits chinois “jusqu’à nouvel ordre”, après la décision de Donald Trump de repousser la date limite fixée initialement au 1er mars pour conclure un accord entre Washington et Pékin.

Cette annonce a été faite après l’audition au Congrès du représentant au Commerce, Robert Lighthizer, lors de laquelle il a expliqué que ses services avaient entamé le processus juridique permettant d’appliquer le report.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a toutefois prévenu que les Etats-Unis et la Chine étaient encore loin d’un accord qui mettra fin à leur conflit.

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VENEZUELA : GUAIDO REND VISITE AU PRÉSIDENT BRÉSILIEN

BRASILIA - Le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, devait arriver mercredi au Brésil pour y rencontrer jeudi le président Jair Bolsonaro dans le cadre d’une tournée destinée à accentuer la pression sur le président vénézuélien en exercice, Nicolas Maduro.

Juan Guaido s’est proclamé le mois dernier président par intérim du Venezuela et a été reconnu par de nombreux pays occidentaux et de la région - dont le Brésil.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a proposé mercredi devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu que Nicolas Maduro et le président américain Donald Trump ouvrent des pourparlers, une proposition immédiatement rejetée par Washington.

Les Etats-Unis ont transmis au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution demandant la tenue d’élections et la livraison d’aide humanitaire au Venezuela. La Russie, en opposition frontale avec Washington sur la question, a émis un projet de résolution concurrent. Un vote sur chacune des résolutions doit être organisé jeudi.

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L’EX-AVOCAT DE TRUMP, MICHAEL COHEN, ÉGRÈNE SES ACCUSATIONS

WASHINGTON - Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump, a qualifié mercredi devant le Congrès le président américain de “raciste”, d’”arnaqueur” et d’”escroc” qui était informé à l’avance de la fuite des e-mails piratés qui ont gravement déstabilisé la campagne d’Hillary Clinton en 2016.

L’ex-avocat de Trump a également assuré que le président avait ordonné des négociations sur un projet immobilier à Moscou alors même qu’il était en campagne pour la Maison blanche et qu’il assurait publiquement n’avoir aucun intérêt d’affaires en Russie.

Dans sa déclaration liminaire devant la commission de suivi de l’action gouvernementale de la Chambre des représentants, lors d’une audition retransmise en direct à la télévision, Cohen a déclaré qu’il remettrait des documents étayant ses dires.

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AF-KLM-Vives tensions après l’entrée d’Amsterdam au capital

PARIS - La montée sans préavis de l’Etat néerlandais dans le capital d’Air France-KLM a suscité mercredi une vive réaction du gouvernement français qui a jugé cette opération “inamicale”, “surprenante” et “contestable”, digne d’un raider boursier, rompant ainsi avec les habituelles conventions du langage diplomatique pratiqué d’Etat à Etat.

Alors qu’il était absent du capital de la compagnie, l’Etat néerlandais a annoncé mardi qu’il détenait désormais 12,68% des actions et qu’il entendait rapidement atteindre environ 14%, soit le même niveau que l’Etat français, afin de pouvoir influencer la gestion de la compagnie franco-néerlandaise.

Cette décision intervient alors que le président du directoire de KLM, Pieter Elbers, avait semblé menacé il y a quelques semaines - suscitant une vive campagne de soutien de la part de responsables politiques et syndicaux du pays - avant d’être confirmé par le nouveau PDG du groupe, le canadien Ben Smith, qui a toutefois resserré son emprise sur la compagnie.

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LE VATICAN OUVRE SA PROPRE ENQUÊTE SUR LE CARDINAL PELL

CITE DU VATICAN - Le Vatican a annoncé mercredi qu’il allait ouvrir sa propre enquête sur les accusations de pédophilie qui ont conduit le cardinal George Pell en prison en Australie.

Le cardinal Pell, ancien conseiller du pape François, a été placé en détention mercredi à l’issue d’une audience préliminaire destinée à déterminer sa sentence. Il a été jugé coupable d’abus sexuels sur des mineurs à la fin des années 1990. Il clame son innocence et fera appel de sa condamnation.

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PARIS APPELLE À UNE ÉLECTION TRANSPARENTE EN ALGÉRIE

PARIS - La France a fait entendre sa voix dans la crise qui secoue l’Algérie, où une partie de la population s’élève contre la perspective d’un cinquième mandat pour Abdelaziz Bouteflika, en souhaitant que la présidentielle du 18 avril se déroule dans de “bonnes conditions”, avec une campagne transparente.

Le Front de libération (FLN) a désigné début février Abdelaziz Bouteflika, dirigeant de 81 ans très affaibli par les séquelles d’un AVC survenu en 2013, au pouvoir depuis 1999, pour briguer un nouveau mandat à la tête d’un pays où le chômage affecte un quart des jeunes de moins de 30 ans, qui représentent près de 70% de la population.

Les spéculations sur de possibles scénarios alternatifs - le retrait de la candidature Bouteflika sous la pression de la rue ou un report de l’élection - alimentent l’incertitude à l’approche de la clôture officielle des candidatures, dimanche.

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