February 26, 2019 / 12:04 AM / 20 days ago

Banquiers centraux/Fed-"Plusieurs réunions" avant d'y voir clair-Rosengren

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5 mars (Reuters) - Principales déclarations des responsables de la Réserve fédérale américaine depuis la dernière réunion de politique monétaire du 30 janvier :

* PEUT-ÊTRE “PLUSIEURS RÉUNIONS” AVANT D’AVOIR UNE VUE CLAIRE SUR L’ÉCONOMIE-ROSENGREN

5 mars - Il faudra peut-être laisser passer “plusieurs réunions” du comité de politique monétaire (Fomc) de la Réserve fédérale avant qu’elle n’ait une vue claire sur l’état de l’économie, a déclaré mardi Eric Rosengren, le président de la Fed de Boston, laissant entendre que la pause dans les hausses de taux d’intérêt pourrait durer.

Les craintes passées d’une surchauffe de l’économie sans nouvelles hausse de taux semblent à présent “moins pressantes” dans le contexte de ralentissement de la croissance mondiale, de guerre commerciale et après les fluctuations observées fin 2018 sur les marchés financiers, a-t-il fait valoir.

“Plusieurs réunions du Federal Open Market Committee passeront peut-être avant que les responsables de la Fed aient une vue plus précise sur la matérialisation des risques et sur le ralentissement effectif de l’économie comparé à l’an dernier”, a-t-il dit selon le texte d’un discours préparé pour une conférence à Boston.

Il s’agit d’un changement de position notable pour Rosengren, membre votant du Fomc cette année, qui en janvier encore estimait qu’il serait nécessaire de relever les taux à deux reprises cette année si les prévisions économiques les plus optimistes se réalisaient.

La Fed tient sa prochaine réunion monétaire les 19-20 mars et les suivantes auront lieu en avril, juin et juillet.

* LES MARCHÉS PEUT-ÊTRE SCEPTIQUES SUR L’ENGAGEMENT DE LA FED VIS-À-VIS DE L’INFLATION - BOSTIC

1er mars - Les marchés risquent de considérer avec de plus en plus de scepticisme l’engagement de la Réserve fédérale à atteindre un objectif de 2% d’inflation car cela fait des années que cette dernière évolue en deçà de lui, a déclaré vendredi Raphael Bostic, le président de la Fed d’Atlanta.

“Je crains que les marchés ne nous prennent pas au sérieux quant au fait que cet objectif de 2% soit symétique” et non pas un plafond, c’est-à-dire que la banque centrale serait aussi bien disposée à voir l’inflation le dépasser que rester en dessous, a expliqué Bostic. “Cela fait un bon moment que nous sommes en deçà de 2%”, a-t-il ajouté.

Préserver la crédibilité de la banque centrale est un argument en faveur de l’adoption d’une nouvelle méthode de gestion de l’objectif d’inflation, par exemple viser une moyenne dans le temps et non pas un point précis.

* PAUSE SUR LES TAUX JUSQU’EN JUIN AU MOINS-KAPLAN

28 février - L’économie américaine a amorcé un ralentissement et il faudra plusieurs mois pour en évaluer l’ampleur, ce qui plaide pour une pause dans les hausses de taux jusqu’en juin, a estimé jeudi Robert Kaplan, le président de la Fed de Dallas.

Même si le taux de chômage devrait encore baisser en 2019, des entreprises disent qu’elles pourraient ceser d’embaucher en réponse au ralentissement de l’activité, a-t-il dit en marge d’une conférence à San Antonio.

La Fed prendra dans un avenir “pas trop lointain” des décisions sur son bilan, a-t-il ajouté, confirmant les déclarations du président de l’institution, Jerome Powell.

* LA FED CESSERA DE RÉDUIRE SON BILAN CETTE ANNÉE-POWELL

28 février - La Fed arrêtera de réduire son bilan d’ici la fin 2019, a déclaré mercredi son président Jerome Powell.

“Nous avons élaboré, je crois, le cadre d’un projet que nous espérons être en mesure de présenter prochainement, qui clarifiera le chemin, l’intégralité du chemin, vers la fin de la normalisation du bilan”, a-t-il dit devant la commission des Services financiers de la Chambre des représentants.

“Nous serons en mesure (...) d’arrêter la réduction plus tard cette année”, a ajouté Jerome Powell, avant de préciser que le bilan représenterait alors environ 16% ou 17% du produit intérieur brut (PIB) contre 6% environ avant la crise financière.

Développé :

* RIEN NE MONTRE QUE LA HAUSSE DES SALAIRES NOURRIT L’INFLATION-CLARIDA

28 février - La tendance actuelle à la hausse des salaires ne se traduit pas par une augmentation des tensions inflationnistes, a déclaré jeudi Richard Clarida, vice-président de la Fed, laissant entendre que la banque centrale peut se permettre d’attendre avant de relever les taux d’intérêt.

“L’augmentation des salaires est conforme aux tendances de l’inflation sous-jacente et à la productivité sous-jacente, a-t-il dit, ajoutant n’avoir observé “aucune preuve réelle de pressions à la hausse sur les coûts”.

S’exprimant lors d’une conférence organisée par la National Association of Business Economics, il avait auparavant estimé que le niveau actuel de l’inflation et la stabilité des anticipations d’inflation permettaient à la Fed d’être patiente.

* LA FED CESSERA DE RÉDUIRE SON BILAN CETTE ANNÉE, DIT POWELL

27 février - - La Réserve fédérale américaine arrêtera de réduire son bilan d’ici la fin de cette année, a déclaré mercredi son président, Jerome Powell.

“Nous serons en mesure (...) d’arrêter la réduction plus tard cette année”, a ajouté Jerome Powell, avant de préciser que le bilan représenterait alors environ 16% ou 17% du produit intérieur brut (PIB) contre 6% environ avant la crise financière.

Développé:

* CLARIDA JUGE QUE L’ÉTAT DE L’ÉCONOMIE PERMET LA PATIENCE

26 février - L’économie américaine est en “bonne position” actuellement, a déclaré mardi Richard Clarida, vice-président de la Réserve fédérale, avec une situation de quasi-plein emploi et une inflation proche de l’objectif de 2% de la Fed.

Puisque l’inflation est faible, la Fed “peut être patiente” en matière de relèvement des taux d’intérêt, a-t-il dit.

* WILLIAMS ÉVOQUE UN RISQUE D’ANTICIPATIONS D’INFLATION TROP BASSES

22 février - La Réserve fédérale doit veiller à ce que les tensions sur le marché du travail ne se traduisent pas par une envolée durable des prix mais elle doit aussi faire en sorte que les anticipations d’inflation ne tombent pas trop bas, a déclaré vendredi John Williams, le président de la Fed de New York.

“J’estime que nous devons rester vigilants quant à une remontée soutenue de l’inflation”, a-t-il dit en expliquant que selon son analyse personnelle, un taux de chômage bas tend à exercer une pression à la hausse sur les prix.

Mais la dynamique de l’inflation, a-t-il ajouté, a évolué de telle façon que même si les prix augmentent temporairement, cette hausse n’est pas forcément intégrée dans les anticipations d’inflation.

“Nous devons veiller aussi à ce que les anticipations d’inflation ne soient pas ancrées à un niveau trop bas”, a-t-il dit. “Ce niveau durablement inférieur à l’objectif de la Fed risque de compromettre l’ancrage de l’inflation à 2%.”

Développé

* LES PROJECTIONS PÂTISSENT DU MANQUE DE DONNÉES - CLARIDA

20 février - Evaluer l’ampleur du ralentissement économique subissent les Etats-Unis n’est pas facile en raison de statistiques incomplètes du fait du “shutdown”, a déclaré mercredi Richard Clarida, le vice-président de la Réserve fédérale.

Prié de dire quand la Fed mettrait un terme au processus de réduction de son bilan, Clarida a dit à CNN que, selon certaines estimations extérieures, le processus pourrait s’arrêter lorsque les réserves détenues par la banque centrale tomberaient à 1.000-.1200 milliards de dollars.

Il n’a pas donné sa propre estimation.

* UN CHANGEMENT CONJONCTUREL NÉCESSAIRE POUR JUSTIFIER UNE HAUSSE DE TAUX - WILLIAMS

19 février - Le niveau actuel des taux d’intérêt est satisfaisant et un relèvement n’est pas nécessaire tant que la croissance et l’inflation n’accélèrent pas nettement, a déclaré mardi John Williams, le président de la Fed de New York.

“Je ne crois pas qu’il y ait besoin d’un gros changement mais de perspectives différentes en matière de croissance ou d’inflation” pour justifier une reprise de la hausse des taux, a-t-il dit dans un entretien à Reuters.

A propos de la réduction du bilan de la Fed, il a estimé qu’elle pourrait s’arrêter une fois les réserves des banques inscrites au bilan ramenées “peut-être à 1.000 milliards de dollars de réserves ou un peu plus que cela”, soit environ 600 milliards en dessous de leur niveau actuel.

“La politique monétaire est au niveau où elle doit être”, a-t-il ajouté. “Elle est proche du niveau que je considère comme correspondant à des taux d’intérêt neutres.”

Développé:

* IL FAUDRA QUE LES TAUX MONTENT ENCORE - MESTER

19 février - Il se peut que la Réserve fédérale doive encore relever les taux d’intérêt mais elle peut prendre le temps d’évaluer au préalable l’état de l’économie, a déclaré mardi Loretta Mester, la présidente de la Fed de Cleveland.

“Il ne semble pas que la politique monétaire soit très à la traîne ou au contraire très en avance sur les événements”, dit-elle, dans un discours qu’elle devait prononcer à l’université du Delaware. “Ce contexte nous donne l’opportunité de continuer de collecter des informations sur l’économie”.

Mester, longtemps adepte de la normalisation de la politique monétaire, n’a pas de droit de vote cette année au sein du Federal Open Market Committee (Fomc). Elle soutient toutefois l’attitude attentiste de la banque centrale sur ce point, tout en continuant de penser que la prochaine décision de la Fed sera sans doute de relever encore les taux d’intérêt, non de les abaisser.

“Si l’économie évolue de la façon la plus probable selon moi, il faudra peut-être relever un peu le taux des fed funds”, dit-elle. Mais si les risques économiques du moment - coup de frein économique en Chine et en Europe et négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis - aboutissent à un ralentissement économique plus marqué que prévu, “il faudra que j’adapte mes prévisions et mon opinion sur la politique monétaire”, a observé Mester. (Développé:)

* LA RÉDUCTION DU BILAN DE LA FED DOIT CESSER CETTE ANNÉE-BRAINARD

14 février - La Réserve fédérale américaine devrait arrêter de réduire son bilan d’ici la fin de l’année, a déclaré jeudi le gouverneur Lael Brainard, laissant ainsi entendre que la banque centrale pourrait se retrouver avec un bilan plus élevé, et ce de façon permanente, qu’on ne le pensait voici encore quelques mois.

“La procédure de normalisation du bilan a accompli ce qu’on attendait d’elle”, a-t-elle dit dans un entretien à CNBC, ajoutant qu’elle ne voulait pas que cet instrument de politique monétaire, qui aboutit à un resserrement des conditions financières, aille à l’encontre de la politique des taux.

Les coupes pratiquées dans le bilan, qui sont inférieures au plafond mensuel de 50 milliards de dollars, “devraient cesser dans le courant de l’année”, a observé Brainard.

Développé:

* MÊME PATIENTE, LA FED DEVRAIT RELEVER SES TAUX-HARKER

13 février - Il est probable que le nouvel attentisme de la Réserve fédérale débouchera quand même sur un relèvement des taux cette année puis en 2020, a déclaré mercredi le président de la Fed de Philadelphie, Patrick Harker.

Exposant une vision plus nette de ses attentes en matière de politique monétaire que la plupart des autres banquiers centraux, Harker a ajouté que l’économie américaine était globalement en bonne santé et que les risques n’étaient que très légèrement orientés à la baisse.

“Une hausse de taux en 2019 et une en 2020 se justifient”, a dit Harker, qui ne vote pas au comité de politique monétaire cette année.

“Dans un contexte d’inflation tempérée, de vigueur persistante du marché de l’emploi, de très légers risques baissiers, de projections de croissance solide mais modérée pour les deux ans à venir, et bien sûr dans un climat d’incertitude, je continue à être en mode attentiste”, a-t-il dit.

Développé:

* LA FED NE DOIT PAS FREINER LA CROISSANCE PAR MÉGARDE, DIT BOSTIC

13 février - La Réserve fédérale américaine ne doit pas agir trop vite et freiner involontairement l’économie au moment où les entreprises sont confrontées à de multiples incertitudes, a déclaré mercredi le président de la Fed d’Atlanta, Raphael Bostic.

“Je pense qu’il est important que nous n’allions pas trop vite et que nous n’agissions pas d’une manière imprudente qui reviendrait à restreindre involontairement l’économie”, a-t-il dit lors d’un colloque sur le secteur bancaire à Dublin.

“Cette nervosité (des entreprises) a vraiment nourri ma conception de la manière dont nous devons réfléchir. Elle m’a conduit à conclure que nous n’avons pas besoin de nous presser pour revenir à la neutralité, que nous pouvons prendre notre temps pour y parvenir.”

Développé:

* LA FED PRÉPARE L’ARRÊT DE LA RÉDUCTION DE SON BILAN-MESTER

13 février - La Réserve fédérale va établir des plans pour mettre un terme à la réduction de son bilan “lors de ses prochaines réunions”, a déclaré mardi soir Loretta Mester, la présidente de l’antenne de Cleveland de la banque centrale, signalant ainsi une nouvelle étape vers une politique monétaire moins restrictive aux Etats-Unis après la pause annoncée dans les hausses de taux.

“Lors des prochaines réunions, nous finaliserons nos plans pour mettre fin à la réduction du bilan et achever la normalisation du bilan”, a-t-elle dit lors d’une conférence financière à Cincinnati.

“Comme nous l’avons fait tout au long du processus de normalisation, nous ferons connaître au public ces plans et leur justification en temps voulu car la transparence et la responsabilité sont des principes de base d’une politique monétaire appropriée.”

Loretta Mester a ajouté ensuite qu’elle n’avait vu aucun élément permettant d’établir que la réduction du bilan de la Fed, dont elle a rappelé le caractère “graduel”, ait pu causer des perturbations sur les marchés financiers comme cela a pu être reproché à la banque centrale.

Développé:

* GEORGE PRÔNE ELLE AUSSI UNE PAUSE DANS LA HAUSSE DES TAUX

13 février - La présidente de l’antenne de Kansas City de la Réserve fédérale a déclaré mardi prôner une pause dans le cycle de relèvement des taux afin que la Fed puisse évaluer dans quelle mesure une série de hausse de taux a provoqué un ralentissement de l’économie.

“Prenons un peu de recul et voyons ce qui se produit”, a-t-elle déclaré lors d’un débat public organisé à la bibliothèque de Kansas City.

Esther George, qui fut pendant longtemps partisane d’une politique monétaire plus stricte, a soutenu le mois dernier le changement de discours de la Fed qui a laissé entendre qu’elle maintiendrait inchangés ses taux d’intérêt en raison des incertitudes économiques et financières.

En écho aux propos du président de la Fed, Jerome Powell, et d’autres responsables monétaires de la Réserve fédérale, elle a justifié sa position par la faiblesse des pressions inflationnistes et les inquiétudes liées au ralentissement de la croissance mondiale.

Developpé:

* L’ÉCONOMIE US CONNAÎT UNE SOLIDE CROISSANCE, DIT POWELL

12 février - L’économie américaine connaît une solide croissance, a déclaré mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale.

Le patron de la Fed, qui s’exprimait dans le Mississippi lors d’une conférence consacrée aux moyens de lutter contre la pauvreté dans les zones rurales et d’y améliorer l’offre de services financiers, n’a pas mentionné la politique monétaire de la banque centrale.

“Les données au niveau national montrent une économie vigoureuse. Le chômage est proche d’un plus bas d’un demi-siècle et la production économique connaît une solide croissance”, a-t-il déclaré. “Mais nous savons que le sentiment de prospérité n’est pas ressenti partout, notamment dans beaucoup de territoires ruraux”; comme les comtés du delta du Mississippi.

Auparavant, lors d’un échange avec des étudiants de l’Université de Mississippi Valley State, Jerome Powell avait indiqué que le risque de récession était limité.

“Nous n’avons pas le sentiment que la probabilité d’une récession soit du tout élevée”, a-t-il dit.

Développé:

* DALY JUSTIFIE À SON TOUR LA PAUSE DANS LA HAUSSE DES TAUX

8 février - Le resserrement des conditions financières depuis septembre rend la poursuite de la hausse des taux d’intérêt moins nécessaire qu’il y a quelques mois, a déclaré vendredi Mary Daly, la présidente de l’antenne de San Francisco de la Réserve fédérale.

“Le resserrement des conditions financières accomplit une partie du travail que nous aurions dû accomplir, selon moi, par le biais de la politique monétaire pour freiner l’économie et ramener le rythme de croissance à un niveau plus durable”, a-t-elle dit à des journalistes après un débat organisé par le Bay Area Council Economic Institute à San Francisco.

Il n’est pas encore possible de déterminer si le resserrement des conditions financières résulte des inquiétudes suscitées par la croissance ou est une conséquence retardée des hausses de taux décidées par la Fed, a-t-elle ajouté.

Mais le ralentissement de la croissance mondiale, les perspectives incertaines du commerce international et l’inflation, qui a tout juste atteint l’objectif de 2% fixé par la Fed, incitent à conclure que le nombre de hausses de taux supplémentaires encore nécessaire est moins élevé qu’anticipé initialement, a-t-elle dit.

Développé:

* LA POLITIQUE “RESTRICTIVE” DE LA FED DEVRAIT PESER SUR L’INFLATION-BULLARD

8 février - La hausse des taux d’intérêt décidée en décembre par la Réserve fédérale a probablement porté la politique monétaire en territoire restrictif, ce qui pourrait éloigner l’économie de l’un des objectifs principaux de la banque centrale américaine, a indiqué vendredi, James Bullard, président de l’antenne de St. Louis de la Fed.

Sur une base d’inflation sous-jacente, le taux actuel des fonds fédéraux est “un peu restrictif”, a-t-il jugé dans des remarques faites auprès de journalistes à l’issue d’une intervention à l’université d’Etat de St. Cloud, dans le Minnesota.

“Nous sommes en train de mettre des pressions à la baisse plutôt que des pressions à la hausse sur l’inflation”, qui pourrait s’éloigner de l’objectif de 2% de la Fed, a ajouté James Bullard.

Développé:

* KAPLAN PLAIDE AUSSI POUR UNE PAUSE SUR LES TAUX

7 février - Le soutien budgétaire à l’économie américaine provenant des baisses d’impôts et de nouvelles dépenses gouvernementales commence à s’estomper tandis que les effets retardés d’une série de hausse de taux doivent encore faire sentir pleinement leurs effets, a prévenu jeudi le président de l’antenne de Dallas de la Réserve fédérale.

Robert Kaplan a en conséquence plaidé en faveur d’une pause dans le cycle de relèvement des taux, comme d’autres responsables monétaires de la Fed l’ont aussi fait.

Une possible contagion du ralentissement de l’économie mondiale à l’économie américaine, des conditions financières plus strictes qu’il y a six mois et la probabilité que les baisses d’impôts de l’année dernière ne stimulent pas la productivité autant qu’espéré sont autant de raisons pour justifier sa conviction que la croissance américaine n’atteindra que 2% cette année, a-t-il expliqué.

“Nous aurions tout intérêt, et l’économie américaine aurait tout intérêt, à faire une pause et à nous montrer patients pendant un certain nombre de mois et en restant en quelque sorte à l’écart”, a déclaré Robert Kaplan lors d’une conférence de presse au siège de la Fed de Dallas.

Développé:

* LA PATIENCE DE LA FED SUR SES TAUX POURRAIT DURER PLUSIEURS MOIS-KAPLAN

5 février - La Réserve fédérale (Fed) devrait laisser inchangés ses taux d’intérêt jusqu’à ce que les perspectives pour l’économie américaine s’éclaircissent, ce qui pourrait prendre plusieurs mois, a déclaré mardi Robert Kaplan, le président de l’antenne de Dallas de la banque centrale américaine.

“Je pense qu’il serait prudent pour la Fed de rester patiente et de s’abstenir de toute nouvelle action sur les taux des fonds fédéraux jusqu’à ce que les perspectives économiques deviennent plus claires”, a-t-il déclaré dans une étude qui doit être publiée sur le site de la Fed de Dallas.

“Je m’attends à ce que nous ayons plus de visibilité au cours du premier semestre 2019”, a-t-il ajouté.

Développé:

* LA FED DEVRAIT “SE TENIR À L’ÉCART” DES HAUSSES DE TAUX-KAPLAN

1er février - La Réserve fédérale doit “se tenir à l’écart” au moins jusqu’à la mi-année, a déclaré vendredi Robert Kaplan, le président de l’antenne de Dallas de la banque centrale américaine, qui a mis en avant des risques baissiers sur l’économie comme le ralentissement de la croissance mondiale, la faiblesse des secteurs manufacturier et du logement et le durcissement des conditions financières.

“Il est très important que la Fed se tienne à l’écart ici et ne prenne aucune initiative en ce qui concerne les taux des fonds fédéraux pour le moment”, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que son scénario central était le maintien inchangé des taux par la Fed jusqu’au moins au mois de juin.

Développé:

* BULLARD SATISFAIT DU NIVEAU DES TAUX D’INTÉRÊT AMÉRICAINS

1er février - Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Saint-Louis a déclaré vendredi que les taux d’intérêt américains étaient à un bon niveau actuellement, ajoutant qu’il était satisfait de la position “patiente” adoptée par la banque centrale américaine.

Les taux d’intérêt sont à un bon niveau pour “nous armer pour deux bonnes années”, a dit James Bullard, qui est un membre votant du comité de politique monétaire de la Fed cette année, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision CNBC.

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