February 21, 2019 / 4:43 PM / in 5 months

RPT-LEAD 2-Brexit-Londres et l'UE travaillent sur une "déclaration parallèle"

(répétition intertitre)

par Kylie MacLellan et Gabriela Baczynska

LONDRES/BRUXELLES, 21 février (Reuters) - Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont minimisé jeudi les chances de parvenir à un accord immédiat sur le Brexit mais Londres et Bruxelles semblent se rapprocher d’un compromis juridique que Theresa May espère faire adopter au Parlement britannique, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Le Première ministre britannique cherche à obtenir des modifications sur l’accord de divorce avant de le soumettre à un nouveau vote à Westminster. Si elle échoue, elle devra choisir entre un report du Brexit ou une sortie sans accord de l’Union le 29 mars prochain.

Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, s’est montré plutôt optimiste en disant que les députés pourraient avoir l’occasion dès la semaine prochaine de voter sur un texte révisé.

Mais peu après sa déclaration, une source au sein du gouvernement britannique a semblé écarter la probabilité d’un accord dans les prochains jours.

Des diplomates ont fait savoir jeudi que l’UE et la Grande-Bretagne travaillaient sur une forme de “déclaration politique parallèle” ou “d’outil d’interprétation” du filet de sécurité irlandais (“backstop”) pour sortir de l’impasse sans avoir à renégocier l’accord conclu avec Londres.

Mais les Européens ne prévoient pas de communiquer la version finale de cette déclaration à la Première ministre britannique Theresa May avant le 28 février, au lendemain de sa prochaine intervention devant le Parlement de Westminster.

INSISTER SUR LE CARACTÈRE TEMPORAIRE DU BACKSTOP

“Nous cherchons à actualiser la déclaration sur les relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni après le Brexit, afin de donner plus d’importance aux ‘arrangements de substitution’ voulus par la Grande-Bretagne”, a déclaré un diplomate européen. “Mais un texte définitif ne sera pas présenté à May avant le 28 février.”

Le texte formel, qui insisterait sur le caractère temporaire du “backstop”, pourrait ensuite être validé vers la mi-mars afin d’être approuvé lors du Conseil européen des 21 et 22 mars, ont ajouté les diplomates européens.

Theresa May a rencontré mercredi à Bruxelles le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et ce dernier a déclaré jeudi matin qu’il n’était “pas très optimiste” quant aux chances de la Grande-Bretagne de quitter l’Union avec un accord.

“Si aucun accord n’est conclu, il y aura des conséquences économiques et sociales terribles en Grande-Bretagne et sur le continent”, a souligné Jean-Claude Juncker.

“Je m’efforce donc d’éviter le pire, mais je ne suis pas très optimiste à ce sujet parce que, chaque fois que le Parlement britannique vote, il y a une majorité pour ou contre quelque chose”, a-t-il poursuivi, lors d’une séance plénière du Comité économique et social européen (CESE).

Le ministre britannique du Brexit Steve Barclay était jeudi à Bruxelles pour de nouvelles discussions, accompagné du procureur général Geoffrey Cox. (Avec Jan Strupczewski à Bruxelles et Andrew MacAskill à Londres; Tangi Salaün et Guy Kerivel pour le service français)

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