February 19, 2019 / 9:45 PM / a month ago

LEAD 1-Williams (Fed)-La conjoncture actuelle ne justifie pas une hausse de taux

(Actualisé avec précisions sur la réduction du bilan)

par Howard Schneider, Jonathan Spicer et Trevor Hunnicutt

NEW YORK, 19 février (Reuters) - Le président de la Fed de New York, John Williams, s’est déclaré mardi satisfait du niveau actuel des taux d’intérêt aux Etats-Unis, expliquant qu’il ne jugeait pas nécessaire de les relever tant que la croissance ou l’inflation ne s’accélérait pas nettement.

Dans un entretien à Reuters, il a expliqué que les taux se situaient à ce qu’il considère comme un niveau “neutre” dans un contexte marqué par une stabilisation de la croissance et du chômage ainsi que par une inflation légèrement inférieure aux prévisions.

Prié de dire s’il faudrait un choc économique pour justifier une reprise de la hausse des taux, il a répondu qu’il faudrait qu’au moins l’un des trois facteurs (croissance, chômage et inflation) évolue de manière surprenante.

“Je ne crois pas qu’il y ait besoin d’un gros changement mais de perspectives différentes en matière de croissance ou d’inflation” pour justifier une reprise de la hausse des taux, a-t-il dit.

Ses propos, tenus moins d’un mois après l’annonce par la banque centrale américaine d’une pause dans le cycle de hausse des taux entamé fin 2015, suggèrent qu’au yeux des responsables de l’institution, la situation économique est loin de justifier une reprise du resserrement de la politique monétaire.

Pour John Williams, la Fed pourrait aussi ramener le niveau des réserves des banques inscrites à son bilan à un niveau bien plus proches du niveau actuel que prévu auparavant.

“LA POLITIQUE MONÉTAIRE EST AU NIVEAU OÙ ELLE DOIT ÊTRE”

La Fed doit définir lors de ses prochaines réunions les modalités de l’arrêt de la réduction de son bilan, lequel inclut des réserves des banques.

Pour John Williams, cette réduction pourrait s’arrêter une fois les réserves des banques inscrites au bilan ramenées “peut-être à 1.000 milliards de dollars de réserves ou un peu plus que cela”, soit environ 600 milliards en dessous de leur niveau actuel.

Un tel objectif impliquerait que la réduction du bilan se poursuivrait au moins jusqu’à l’an prochain au rythme actuel.

Ce montant correspond à “une estimation aujourd’hui du montant de réserves qui seront détenues dans le système à l’avenir, mais encore une fois, nous apprenons et nous affinerons cela”, a ajouté John Williams.

Le président de la Fed de New York, qui occupe le poste de vice-président du Federal Open Market Committee (FOMC), le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, et vote à chaque réunion, a jugé que les taux étaient proches de la neutralité, que l’économie américaine était vigoureuse et que les pressions sur les prix étaient contenues.

“La politique monétaire est au niveau où elle doit être”, a-t-il ajouté. “Elle est proche du niveau que je considère comme correspondant à des taux d’intérêt neutres.”

La Fed a relevé l’objectif de taux des fonds fédéraux, le principal instrument de sa politique monétaire, à trois reprises en 2017 et à quatre reprises en 2018, pour le porter à 2,25%-2,50% en décembre.

La Fed doit publier mercredi le compte rendu de sa réunion de fin janvier.

* Les principales déclarations de dirigeants de la Fed depuis le début du mois: (Marc Angrand pour le service français)

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