February 13, 2019 / 11:51 AM / a month ago

USA-Le Congrès examine le compromis sur le financement du mur

WASHINGTON, 13 février (Reuters) - Le Congrès américain doit examiner dans l’urgence un accord bipartisan destiné à financer en partie le mur que Donald Trump entend ériger à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, avec l’espoir d’éviter un nouveau blocage (“shutdown”) d’une partie de l’administration fédérale.

La Chambre des représentants à majorité démocrate et le Sénat à majorité républicaine ont jusqu’à vendredi soir pour approuver ce texte de compromis.

Donald Trump a accepté de suspendre jusqu’au 15 février le gel des crédits de fonctionnement d’environ un quart des services publics du pays.

Le président américain a eu recours à ce moyen de pression dans l’espoir de contraindre les parlementaires à approuver un budget de 5,7 milliards de dollars pour financer la construction d’une barrière à la frontière sud des Etats-Unis.

Après plusieurs semaines de discussions, les négociateurs du Congrès ont annoncé lundi soir être parvenus à s’entendre sur un projet qui prévoit une enveloppe de 1,37 milliard de dollars, soit sensiblement le même montant que proposé dans un précédent accord refusé par Donald Trump en décembre.

Ce budget devrait permettre de construire environ 90 km de barrières frontalières. Le projet de décembre prévoyait la construction d’environ 110 km.

Dans un message sur Twitter mardi soir, le président américain a fait part de son mécontentement face à la proposition présentée par les parlementaires affirmant à ses abonnés: “Peu importe l’argent du mur, il se construit au moment où nous parlons.”

La Chambre des représentants pourrait voter dès mercredi soir sur le texte de compromis mais rien n’indique qu’une majorité se dégage, les élus les plus conservateurs et les plus libéraux pouvant s’y opposer pour des raisons diamétralement opposées.

ÉVITER UN NOUVEAU “SHUTDOWN”

Si les représentants approuvaient le texte, il faudrait ensuite qu’il obtienne l’aval du Sénat avant vendredi soir.

Rien n’indique, non plus, que Donald Trump acceptera de ratifier un projet qui apparaît encore moins avantageux que le précédent qu’il avait rejeté.

Les républicains ne souhaitent pas un nouveau “shutdown” trois semaines après celui qui a laissé quelque 800.000 fonctionnaires au chômage technique ou les avait contraints de travailler sous astreinte.

Ce bras de fer engagé par Trump s’est soldé par une chute de sa cote de popularité après 35 jours de blocage, le plus long de l’histoire des Etats-Unis.

Si le texte ne devait pas être approuvé ou promulgué, Donald Trump pourrait alors recourir à l’état d’urgence, option qu’il évoque régulièrement pour tenir la promesse faite à sa base électorale lors de la campagne présidentielle de 2016.

Ce scénario n’est pas sans danger pour le président américain car il pourrait entraîner une guérilla juridique de la part des démocrates, avec des recours en justice de nature à suspendre le déroulement des travaux.

Cette option permettrait de court-circuiter le Congrès mais instaurerait un précédent dont les démocrates pourraient se targuer à leur tour, une fois revenus à la présidence. (Pierre Sérisier pour le service français)

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