February 6, 2019 / 11:57 AM / 5 months ago

REACTIONS françaises au rejet de la fusion Alstom-Siemens

PARIS, 6 février (Reuters) - La Commission européenne a rejeté mercredi, sans surprise, le projet de rapprochement entre Alstom et Siemens, censé créer un champion européen du ferroviaire face à la concurrence internationale, notamment chinoise.

Voici les principales réactions en France à ce rejet :

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, sur France 2 avant l’officialisation de la décision de la Commission :

“La décision que s’apprête à prendre la Commission européenne va servir les intérêts économiques et industriels de la Chine.”

“Nous allons faire avec mon homologue allemand Peter Altmaier un certain nombre de propositions dans les semaines qui viennent pour refonder les règles de la concurrence et nous permettre d’avoir une politique industrielle beaucoup plus ambitieuse.”

Franck Proust, député européen Les Républicains/PPE, membre de la commission du Commerce international, dans un communiqué :

“Le gouvernement français est trop prompt à accuser ‘la nébuleuse bruxelloise’ pour se défausser de sa responsabilité.”

“Il nous faut donc une politique industrielle européenne pour pouvoir répondre aux défis de la concurrence chinoise. Et vouloir détricoter Alstom et Siemens pour faire accepter la fusion à tout prix n’est pas non plus une solution.”

“Continuons les accords commerciaux qui mettent en avant la réciprocité et l’accès aux marchés publics comme le CETA (accord entre l’UE et le Canada) qui a ouvert les marchés publics canadiens à Alstom.”

Boris Vallaud, député socialiste, devant les journalistes de l’Association de la presse parlementaire :

“Les règles (européennes) que nous avons construites depuis des décennies empêchent l’émergence de géants industriels européens. Avec les règles actuelles de la concurrence nous serions bien incapables de refaire Airbus.”

“C’est regrettable et c’était malheureusement très prévisible.”

Jean-Christophe Lagarde, député et président de l’UDI (centre), dans un communiqué :

“La Commission est tellement bornée qu’elle fait le jeu de la Chine plutôt que de protéger les Européens.”

“Pendant ce temps, China Railway construit 230 trains par an alors qu’un ensemble Alstom/Siemens en aurait produit 35 par an à peine. Où est le danger alors que les trains chinois commencent à envahir l’Europe comme les TGV qu’ils ont vendu aux Tchèques ou encore celui qui reliera Athènes et Budapest ?”

“Avec des décisions aussi absurdes, nous finirons par rouler dans des TGV chinois.”

Olivier Kohler, délégué CFDT du site Alstom de Belfort, à Reuters :

“Même si les conditions de la Commission sont différentes de celles pour lesquelles les organisations syndicales étaient contre cette fusion, ça va dans le bon sens, ça évitera les suppressions d’emplois.”

“Alstom et Siemens sont deux sociétés qui ont les capacités de vivre chacune de leur côté.” (Simon Carraud avec Elizabeth Pineau, Julie Carriat et Richard Lough, édité par Yves Clarisse)

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