September 13, 2018 / 11:25 AM / 9 days ago

GB-Statu quo monétaire, la BoE souligne l'incertitude du Brexit

LONDRES, 13 septembre (Reuters) - La Banque d’Angleterre (BoE) n’a pas modifié son taux d’intervention jeudi et mis en avant les craintes de plus en plus prononcées des marchés financiers face à l’échéance du Brexit, un mois après avoir relevé ce même taux pour la deuxième fois depuis plus de 10 ans.

La décision de maintenir le taux directeur à 0,75% a été prise à l’unanimité des neuf votants, comme s’y attendaient les économistes interrogés par Reuters, a précisé la banque centrale, observant que la situation intérieure n’avait guère changé depuis sa réunion du 2 août, si ce n’est sur le dossier du Brexit.

“Depuis la précédente réunion (monétaire), il semble, et c’est surtout vrai pour les marchés financiers, que l’incertitude se soit accrue quant à l’évolution future de la procédure de retrait (de l’Union européenne)”, explique-t-elle.

Les équipes régionales de la BoE ont remarqué que les entreprises renforçaient le contrôle de leurs coûts et s’abstenaient d’investir avant que la Grande-Bretagne ne sorte de l’UE, en mars 2019.

Les exportateurs évaluent à 40% la probabilité que le Brexit affecte leurs ventes.

Pour autant, les équipes de la banque centrale ont relevé leur prévision de croissance trimestrielle du PIB au troisième trimestre, à 0,5%, contre 0,4% projeté en août, en raison, entre autres, de la hausse des dépenses de consommation durant un été plus chaud qu’à l’habitude.

La plupart des économistes interrogés par Reuters pensent que la BoE s’abstiendra de relever les taux d’intérêt avant que la Grande-Bretagne ne soit sortie de l’UE et la BoE a répété jeudi que les réactions des entreprises, des ménages et des marchés financiers au Brexit guideraient en partie la trajectoire de la politique monétaire.

Au point de vue international, la Banque d’Angleterre s’interroge sur les risques pesant sur la croissance mondiale, surtout si les Etats-Unis et la Chine mettent leurs dernières menaces commerciales à exécution.

Pour autant, la BoE croit toujours qu’un durcissement de sa politique monétaire se justifiera sans doute si l’économie évolue comme prévu, les hausses de taux restant toutefois progressives et limitées.

Sur le plan de l’inflation, les équipes de la BoE ont noté que les entreprises proposaient des augmentations salariales de l’ordre de 2,5% à 3,5%, supérieures à ce qu’elles étaient un an plus tôt, en raison de difficultés de recrutement “élevées”.

L’inflation a été de 2,5% en juillet, un peu moins que ce que la BoE anticipait, mais la croisance sur trois mois à fin juillet a dépassé les prévisions de la plupart des économistes, en ressortant à 0,6%.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Blandine Hénault

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