September 12, 2018 / 11:23 AM / 10 days ago

La droite suédoise veut le pouvoir, demande à la gauche de s'effacer

STOCKHOLM, 12 septembre (Reuters) - Les dirigeants de l’Alliance, la coalition de droite arrivée en deuxième position juste derrière la gauche aux élections législatives de dimanche en Suède, a demandé mercredi aux sociaux-démocrates et à leurs alliés, membres du gouvernement sortant, de s’effacer et de les aider à former une nouvelle équipe dirigeante.

Les élections n’ont pas permis de dégager une majorité et ont été marquées par une poussée des Démocrates de Suède (SD), un parti d’extrême droite qui se retrouve en position de faiseur de roi.

L’Alliance de droite a déjà rejeté la proposition du Premier ministre sortant, Stefan Lofven, de soutenir un gouvernement conduit par les sociaux-démocrates.

“Nous voulons former un gouvernement de l’Alliance, avec le soutien de formations venues de tout l’échiquier politique”, écrivent les dirigeants des Modérés, du Centre, du Parti chrétien-démocrate et des Libéraux dans une tribune publiée par le quotidien Dagens Nyheter.

“La Suède a besoin d’une politique économique stable et de grandes réformes à mener sur le long terme, qui nécessitent un large soutien au Parlement”, soulignent-ils.

Les sociaux-démocrates dominent la vie politique suédoise depuis un siècle.

Selon les résultats préliminaires des élections - les chiffres officiels doivent être connus dans la journée - la coalition de gauche (Parti social-démocrate, Verts et Parti de gauche) a obtenu 40,6% des voix, l’Alliance de droite (Chrétiens-démocrates, Libéraux, Modérés et Parti du centre) 40,3%.

Ulf Kristersson, des Modérés, est le candidat de l’Alliance au poste de Premier ministre.

En se fondant sur les chiffres provisoires, la coalition de gauche aurait 144 sièges sur 349 au Parlement, le Riksdag, deux de plus que l’Alliance.

Les Démocrates de Suède, avec 17,6% des suffrages, auraient 63 sièges et se retrouveraient en position d’arbitres. Les autres partis refusent tout accord avec eux.

Le dirigeant d’extrême droite, Jimmie Akesson, a promis de faire tomber tout gouvernement qui ne tiendrait pas suffisamment compte de ses demandes, notamment sur l’immigration. (Simon Johnson, Johan Sennero et Daniel Dickson; Guy Kerivel pour le service français)

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