September 9, 2018 / 10:25 AM / a month ago

LEAD 1-Boris Johnson compare le plan de May sur le Brexit à un suicide

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par Elizabeth Piper

LONDRES, 9 septembre (Reuters) - L’ancien ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a estimé dimanche que le projet de Brexit de la Première ministre Theresa May revenait à “passer une ceinture d’explosifs” autour du Royaume-Uni et à en “remettre le détonateur” à l’Union européenne.

Dans une tribune publiée par le Mail on Sunday, Johnson qualifie d’”humiliation” le plan présenté par la chef du gouvernement lors d’une réunion dans la résidence de Chequers qui soumet, selon lui, la Grande-Bretagne à “un chantage politique permanent”.

L’ancien ministre est souvent présenté comme un candidat potentiel à la succession de Theresa May et un partisan d’une rupture franche du Royaume-Uni avec le bloc communautaire.

“Nous avons passé une ceinture d’explosifs autour de la constitution britannique et remis le détonateur à Michel Barnier (le négociateur européen)”, écrit Boris Johnson.

Ces propos - et notamment la référence à la ceinture d’explosifs - ont été condamnés par plusieurs membres du Parti conservateur.

Alan Duncan, ministre au Foreign Office, a estimé que cela marquait “l’un des moments les plus répugnants de la politique britannique moderne”.

Duncan estime que cette référence au terrorisme est “trop”. “Je suis désolé mais cela est la fin politique de Boris Johnson. Si ce n’est pas maintenant, je ferai en sorte que ce soit plus tard”, écrit-il sur Twitter.

MAY RESTE INFLEXIBLE

“Il (Johnson) a des divergences d’opinion avec la Première ministre, cela n’est pas nouveau et c’est la raison pour laquelle il a quitté le gouvernement. Je pense qu’il existe de meilleurs moyens d’exprimer nos divergences”, a dit Sajid Javid, le ministre de l’Intérieur.

Boris Johnson, qui a démissionné en raison de son désaccord avec le plan de Chequers, ajoute dans sa tribune que le Royaume-Uni est “un Etat vassal” de l’Union européenne.

Bien que vivement critiquée au sein de son camp, Theresa May ne montre pas de signe de fléchissement dans sa détermination à faire aboutir son projet de séparation entre Londres et Bruxelles.

Alors que le temps est de plus en plus compté pour parvenir à un accord entre les deux camps, des voix s’élèvent pour envisager une séparation sans accord.

Frances O’Grady, secrétaire générale du Congrès des syndicats britanniques, a indiqué que son organisation demanderait un second référendum sur le Brexit si Theresa May ne parvenait pas à conclure d’accord avec les Européens.

Le ministre du Logement James Brokenshire a appelé les conservateurs à soutenir le plan de Chequers que May n’a réussi à imposer ni à son parti, ni à la Chambre des communes, ni aux négociateurs européens.

Certains des partisans de Johnson souhaitent que les critiques de l’ancien ministre lui servent de tremplin pour briguer la tête du Parti conservateur tandis que d’autres notent que ses tribunes dans le Mail servent uniquement à détourner l’attention de ses problèmes conjugaux.

Pierre Sérisier pour le service français

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