July 30, 2018 / 4:06 AM / 2 months ago

RPT-À WALL STREET-Economie, dollar et commerce dans la ligne de mire des marchés

(Répétition sans changement d’une dépêche transmise dimance)

par Lewis Krauskopf

NEW YORK, 30 juillet (Reuters) - La capacité de Wall Street à conserver son avance sur les autres marchés actions mondiaux dépend du maintien de la croissance économique et des bénéfices des entreprises aux Etats-Unis, de la vigueur du dollar et de l’évolution des tensions commerciales internationales, estiment des investisseurs.

La dynamique de l’économie américaine, stimulée par la réforme fiscale et la baisse de l’impôt sur les sociétés, a donné un solide avantage cette année à Wall Street, relèvent-ils.

“La surperformance des marchés actions américains ne reflètent pas seulement les résultats des entreprises, mais également les prévisions de croissance de l’économie par rapport à celles d’autres régions”, indique Kristina Hooper, responsable de la stratégie mondiale des marchés chez Invesco.

“Le sentiment le plus largement répandu est que les Etats-Unis vont continuer à faire mieux que les autres pays cette année et que les investisseurs devraient y augmenter leur exposition”, ajoute-t-elle.

Deux éléments vont donner une vision plus claire de l’économie américaine: le rapport sur l’emploi sera dévoilé vendredi et d’ici là, plus de 140 sociétés du S&P-500, dont Apple, auront publié leurs résultats au titre du deuxième trimestre.

Selon le rapport du Fonds monétaire international (FMI), les Etats-Unis devraient enregistrer une croissance de 2,9% cette année, contre 2,3% en 2017, tandis que les économies développées européennes, le Japon et la Chine, connaissent une croissance plus faible qu’il y a un an.

Le PIB américain a progressé de 4,1% au deuxième trimestre, en rythme annualisé, sa plus forte croissance en près de quatre ans.

L’administration Trump s’est fixé un objectif d’une croissance annuelle de 3% au cours des prochaines années et, alors que les économistes voient la croissance ralentir après l’accélération du deuxième trimestre, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s’est montré confiant.

“Je ne pense pas que ce soit un phénomène sur un ou deux ans. Je pense que nous allons vraiment connaître une croissance soutenue d’au moins 3% pendant une période de quatre ou cinq ans”, a-t-il déclaré lors d’un entretien à Fox News Sunday.

Alors que les rendements pour les actions du S&P-500 sont en retrait par rapport à ceux de l’an dernier -ils s’élèvent à 6% à ce stade, contre 10,5% sur la même période 2017-, les actions américaines battent largement les marchés européens, japonais et émergents, qui parviennent tout juste à garder le rythme de l’année dernière.

PRÈS D’UN PIC HISTORIQUE

Le S&P-500, qui a perdu 10% en début d’année, est désormais proche d’un record et est en passe de réaliser sa meilleure performance annuelle depuis 2014 en comparaison des autres indices boursiers mondiaux.

“Les rendements eux-mêmes ont été inférieurs à ce que de nombreux investisseurs attendent. Mais sur une base relative, les marchés américains restent les premiers”, estime Michael Arone, responsable de la stratégie d’investissement chez State Street Global Advisors.

Les investisseurs ont réagi différemment à Wall Street et sur les autres marchés actions, particulièrement au deuxième trimestre, évoquant des perspectives de croissance économique différentes.

L’indice de surprises économiques de Citigroup pour les Etats-Unis était nettement dans le positif en avril et en mai, quand celui pour la zone euro était dans le rouge.

L’indice dollar, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, a bondi à partir du deuxième trimestre et les investisseurs estiment que l’évolution du dollar sera un facteur important pour déterminer la performance relative des actions.

Le renchérissement du dollar a favorisé les rendements des fonds actions américains aux dépens des fonds internationaux, en raison d’effets de change défavorables, estiment des investisseurs.

La vigueur du billet vert a pesé sur les pays émergents, où les coûts de la dette ont augmenté et des devises plus faibles ont incité les investisseurs à se retirer. L’indice MSCI des marchés émergents a perdu 6% depuis le début de l’année.

BÉNÉFICES PROMETTEURS

Les bénéfices des sociétés du S&P-500 devraient bondir de 22,7% cette année, contre une hausse de 8,5% pour les entreprises de l’indice des valeurs européennes Stoxx 600 , selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Mais les bénéfices tirés de la baisse du taux d’imposition sur les sociétés américaines de 35 à 21% diminueront l’année prochaine.

Les prévisions de croissance en Europe et en Asie semblent désormais plus réalistes, après avoir été trop optimistes auparavant, juge Jeffrey Kleintop, responsable de la stratégie d’investissement chez Charles Schwab.

“Il faut vraiment une dynamique de l’économie américaine très puissante, peut-être encore davantage que celle que l’on prévoit aujourd’hui, pour que se répète ce que nous avons connu au premier semestre”, dit-il.

Tous les marchés actions mondiaux profiteraient d’une résolution des différends commerciaux entre Washington et ses alliés.

Mais les frictions commerciales ont davantage affecté les marchés non américains, relèvent les investisseurs, de sorte qu’ils pourraient être prêts pour un rebond plus important.

Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

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