July 24, 2018 / 2:05 AM / 2 months ago

RESUME DE L'ACTUALITE A 02H00 GMT (24/07)

PARIS - Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron sera auditionné cet après-midi par la commission des Lois du Sénat, dotée de pouvoirs d’enquête, dans l’affaire Benalla, du nom d’un ex-collaborateur du chef de l’Etat accusé d’avoir commis des violences à Paris le 1er mai.

C’est Patrick Strzoda, 66 ans, qui avait été informé le 2 mai des violences commises la veille par Alexandre Benalla, alors chargé de mission et adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, en marge des manifestations du 1er-Mai.

Il avait convoqué Alexandre Benalla et décidé ensuite de le sanctionner, le suspendant quinze jours et lui retirant ses attributions en matière d’organisation de déplacements présidentiels.

Alexandre Benalla a finalement été mis en examen de cinq chefs, dont “violences en réunion”, a annoncé lundi soir le parquet de Paris.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, auditionné hier par la commission d’enquête de l’Assemblée, sera lui aussi entendu dans l’après-midi au Sénat.

Gérard Collomb s’est défendu hier de tout manquement dans cette affaire, estimant qu’il n’avait pas alors à saisir la justice ni l’IGPN puisque l’administration et l’Elysée étaient au courant des faits.

Le préfet de police, Michel Delpuech, a imputé hier devant les députés l’affaire Benalla à des “dérives individuelles inacceptables (...) sur fond de copinage malsain”.

Il a également dit ne pas avoir personnellement autorisé Alexandre Benalla à se mêler aux forces de l’ordre le 1er mai et avoir découvert “avec surprise” sa présence lors d’une réunion organisée ce soir-là en présence du ministre de l’Intérieur.

“M. Alexandre Benalla ne bénéficiait d’aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation”, a renchéri hier devant la commission parlementaire Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation de la préfecture.

Alain Gibelin a fait état en outre de la présence d’Alexandre Benalla à des réunions avec la préfecture entre le 2 et le 18 mai, période correspondant à quelques jours près à la suspension de deux semaines annoncée par l’Elysée.

“La sanction prise à l’encontre de M. Benalla à aucun moment n’a été portée à ma connaissance ni à celle de mes collaborateurs”, a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a fustigé hier les “fantasmes” construits selon lui autour de l’ex-collaborateur du président de la République Alexandra Benalla afin de “construire une affaire qui n’en est pas une”.

“C’est évidemment un comportement inacceptable qui doit être durement sanctionné et qui n’a pas sa place dans la République exemplaire que nous voulons bâtir, mais ça n’est pas une affaire d’Etat malgré ce qu’essaient de construire nos oppositions”, a-t-il déclaré sur LCI.

Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, fustigeant l’absence de réponses du ministre de l’Intérieur, a réclamé hier l’audition du chef de l’Etat lui-même par la commission d’enquête parlementaire.

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ATHENES - Des incendies de forêt hors de contrôle qui ravagent la Grèce depuis hier ont fait au moins 20 morts et plus de 100 blessés, dont 16 enfants, a annoncé dans la nuit un porte-parole du gouvernement, tandis que de nombreuses maisons ont été détruites et les transports fortement perturbés.

Le village de Mati, située à environ 30 kilomètres à l’est de la capitale Athènes, a été dévasté par les flammes. C’est dans cette zone touristique très prisée que le plus grand nombre de victimes a été constaté, a précisé le porte-parole.

Les autorités ont appelé hier des milliers d’habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper à un gigantesque brasier qui a entraîné la fermeture de liaisons ferroviaires et perturbé le trafic aérien à Athènes.

Athènes a lancé un appel à l’aide européenne en activant le Mécanisme de protection civile de l’Union européenne, qui permet de solliciter l’envoi de matériel terrestre et aérien par les autres membres du bloc.

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JERUSALEM - Israël a rejeté hier une proposition russe visant à empêcher les forces iraniennes déployées en Syrie d’approcher à moins de 100 km du plateau du Golan, a déclaré un responsable israélien sous le sceau de l’anonymat.

La proposition russe a été formulée - et rejetée - lors d’un entretien entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et une délégation russe dirigée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a-t-il ajouté.

Sergueï Lavrov et le chef d’état-major des forces armées russes, le général Valeri Guerassimov, s’étaient déplacés à Jérusalem pour des discussions qualifiées d’”importantes et urgentes” par Moscou, moins de deux semaines après un entretien entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu.

Les autorités israéliennes suivent de près la progression de l’armée syrienne dans le sud-ouest de la Syrie, près du plateau du Golan en partie annexé par Israël, craignant que le président syrien Bachar al Assad n’autorise ses alliés iraniens ou le Hezbollah libanais à s’y établir.

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WASHINGTON - Des images prises par un satellite indiquent que la Corée du Nord a débuté le démantèlement d’infrastructures de la base de lancement de Sohae, située sur la côte occidentale de la Corée du Nord, a déclaré hier un groupe de surveillance nord-coréen basé à Washington.

Le rapport du groupe 38 North intervient alors que les interrogations grandissent sur la volonté réelle de Pyongyang d’abandonner ses programmes balistique et nucléaire et d’oeuvrer à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, comme promis à l’issue du sommet du 12 juin entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

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LONDRES - Le gouvernement britannique rendra publics aujourd’hui de nouveaux détails sur les modalités qu’il propose en vue du Brexit, prévu fin mars 2019.

Une forte majorité de Britanniques rejette le plan de sortie de l’Union européenne proposé par la Première ministre Theresa May et plus d’un tiers d’entre eux se disent prêts à voter en faveur d’un parti qui défendrait un Brexit “dur”.

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BRUXELLES - Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ne sera porteur d’aucune offre commerciale spécifique de la part de l’Union lors de sa rencontre avec Donald Trump aujourd’hui à Washington, a fait savoir hier le porte-parole de l’exécutif européen.

Le principal conseiller économique de Trump, Larry Kudlow, a affirmé la semaine dernière que Juncker allait présenter à Washington “une proposition commerciale d’importance”.

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LONDRES - L’ancien conseiller de Donald Trump et chantre de l’extrême droite américaine a créé avec un associé une organisation politique, baptisée Le Mouvement et basée à Bruxelles, dans le but avoué de saper les fondements de l’Union européenne et d’en paralyser le fonctionnement.

Steve Bannon et son associé Raheem Kassam, ex-conseiller de Nigel Farage, l’un des artisans du Brexit, ont expliqué hier dans un entretien que leur ambition était de provoquer un changement majeur parmi les électeurs nationalistes et populistes lors des élections européennes de mai 2019.

La participation à ce scrutin continental est en général faible et l’ancien conseiller de Trump espère parvenir à mobiliser les opposants à l’UE afin que soit élu un groupe de députés suffisamment important pour provoquer une paralysie voire une fermeture des institutions européennes.

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