June 8, 2018 / 9:36 AM / in 4 months

MARCHÉS-La correction devrait se poursuivre sur les actifs émergents - BAML

PARIS, 8 juin (Reuters) - Le mouvement de vente sur les marchés émergents entamé mi-avril devrait se poursuivre en raison de la persistance des risques politiques et géopolitiques, préviennent vendredi les stratèges de Bank of America-Merrill Lynch (BAML).

Ils mettent en avant le début de divergence sur la croissance économique mondiale, les craintes de guerre commerciale et la montée du populisme de part et d’autre de l’Atlantique, ainsi que les dynamiques spécifiques aux principaux pays émergents.

“Même si les positions se sont allégées, nous pensons qu’il y a encore de la place pour une correction supplémentaire, en dépit des six semaines consécutives de sorties nettes” sur les fonds émergents, indiquent-ils.

L’indice MSCI des marchés émergents a perdu plus de 4% sur les sept dernières semaines, à comparer à un gain de 0,9% pour le MSCI mondial ACWI. Sur la même période, le dollar a bondi de 3,7%.

“Qu’il soit tiré par la hausse des rendements obligataires américains ou la recherche d’actifs refuges, l’appréciation observée du dollar face aux devises émergentes devrait se poursuivre”, prévoient les stratèges de BAML.

Ils estiment toutefois que la correction des actifs émergents liée à la hausse du dollar est “seulement temporaire”.

Les analystes de la banque américaine notent également que l’environnement n’est pas encore comparable au “taper tantrum”, ce mouvement brutal de remontée des rendements obligataires lié à des annonces de la Fed sur un resserrement monétaire qui avait fait chuter les marchés émergents en 2013.

“Les prix des matières premières continuent de bien se comporter, les flux sont moins importants, les taux réels sont en moyenne plus élevés et les devises sont moins surévaluées qu’en 2013”, relèvent-ils.

Les stratèges de BAML ont des positions acheteuses sur l’Argentine, se montrant optimistes sur l’accord signé avec le Fonds monétaire international (FMI).

Ils sont au contraire pessimistes pour le Brésil, pour lequel il ont réduit de moitié leur prévision de croissance pour 2018, et pour le Mexique, expliquant ne pas croire à un accord prochain sur l’Aléna, l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada en cours de renégociation.

Ils sont par ailleurs prudents sur la Turquie, s’inquiétant de l’ampleur du déficit courant extérieur et des élections présidentielle et législatives du 24 juin.

Blandine Hénault, édité par Marc Angrand

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