June 7, 2018 / 11:19 AM / 2 months ago

Anne Hidalgo discutera lundi des alternatives à Autolib

PARIS, 7 juin (Reuters) - Anne Hidalgo recevra lundi plusieurs acteurs de la filière automobile pour discuter d’offres alternatives à Autolib, le libre-service de voitures électriques au coeur d’un litige avec l’exploitant Bolloré , a déclaré à Reuters un adjoint à la maire de Paris.

La réunion, qui devrait rassembler une dizaine de participants à l’Hôtel de Ville, intervient en plein bras de fer entre la maire de la capitale, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) et l’industriel breton sur la dérive financière des célèbres voitures grises.

“Nous sommes en situation de crise autour du service Autolib”, a déclaré Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l’Urbanisme, de l’architecture et du développement économique. “Nous voyons que d’autres villes ont choisi la solution du ‘free floating’ électrique avec un certain succès, et nous voulons nous préparer à un nouveau modèle d’autopartage à Paris, dans la mesure où l’ancien modèle semble avoir de grosses difficultés.”

Selon lui, les constructeurs automobiles Renault, PSA, BMW et Daimler ainsi que des spécialistes de la location et des start-up actives dans l’autopartage devraient être représentés à la réunion.

Lancé en 2011, Autolib est disponible dans une centaine de communes d’Ile-de-France. Le contrat avec le groupe Bolloré court jusqu’en 2023.

Mais des problèmes dans la gestion du parc de voitures et un nombre de locations insuffisant ont fait dérailler la trajectoire financière du service, et le groupe Bolloré réclame 46 millions d’euros par an à Paris et aux communes de banlieue concernées pour éponger le déficit.

Anne Hidalgo a qualifié cette somme d’”extravagante” et prévenu que des offres privées alternatives, notamment en free floating - sans infrastructure dédiée - pourraient être mises en oeuvre avant le terme prévu du contrat. Le groupe Bolloré s’est dit stupéfait des déclarations de la maire, ajoutant qu’elle pouvait très bien choisir un autre opérateur, comme elle l’a fait pour Vélib.

Interrogé sur l’hypothèse d’une résiliation du contrat, Jean Louis Missika a répondu que la question était prématurée.

“Nous n’en sommes pas là, nous sommes encore en train d’examiner le courrier adressé par la société Autolib à la présidente du syndicat”, a-t-il dit. “Mais il est normal que la maire de Paris s’informe auprès des porteurs de projets d’autopartage et que nous ayons une vision claire de ce que serait le nouveau modèle, qu’il soit déployé l’année prochaine ou en 2023.” (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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