June 4, 2018 / 9:22 AM / 6 months ago

Paris discute d'alternatives à Autolib avec des constructeurs

PARIS, 4 juin (Reuters) - La mairie de Paris est en discussion avec plusieurs constructeurs automobiles pour réfléchir à une offre alternative aux voitures en libre-service Autolib, objet d’un litige avec le groupe Bolloré, opérateur du service, déclare la maire de la capitale Anne Hidalgo dans une interview aux Echos.

Autolib est un service d’auto-partage disponible dans une centaine de communes d’Ile-de-France lancé en 2011 et dont la délégation de service public court jusqu’en 2023. Le quotidien Le Monde rapportait la semaine dernière que Vincent Bolloré réclamait 40 millions d’euros par an à Paris et aux communes concernées pour éponger le déficit du service, imputable à des problèmes de gestion des flux de voitures et à un nombre de locations insuffisant.

“Il y a des discussions avec différents constructeurs”, dit Anne Hidalgo au quotidien Les Echos publié lundi, sans préciser lesquels.

“Beaucoup de constructeurs automobiles veulent innover et nous demandent de les accueillir et de les accompagner. Il faut donc se projeter dans un nouveau modèle, qui réponde aux usages des habitants et qui doit être performant sur le plan économique.”

Tentée par les offres de “free floating” - sans espace dédié pour prendre ou ramener un véhicule - et rejetant l’idée d’un système basé sur des subventions publiques, la maire de Paris préférerait “que les industriels tentés par ce type de système en assurent la gestion et la rentabilité.”

Sur le calendrier, elle laisse entendre que ce nouveau système pourrait être mis en oeuvre “bien plus vite” que 2023, date de la fin du contrat avec le groupe Bolloré. “Des constructeurs ont des propositions opérationnelles, il n’y a aucune raison d’attendre.”

Les groupes automobiles à travers le monde ont aujourd’hui tous investi directement ou noué des partenariats pour faire face à l’émergence de nouvelles formes d’usage des voitures en zone urbaine.

Renault propose “Mobility”, un système de location en libre-service à l’heure ou à la journée, tandis que PSA dispose lui aussi d’une application d’autopartage, “Free2Move”.

Renault et PSA n’étaient pas en mesure dans l’immédiat de faire un commentaire sur ce dossier.

Interrogée par Les Echos sur le litige avec Vincent Bolloré, Anne Hidalgo a répondu que s’il pouvait être entendu que les villes subventionnent une offre de transports publics, “la somme demandée par l’entreprise est extravagante”.

“Au-delà du coût, je veux poser la question du modèle”, a-t-elle ajouté. “Ce dispositif devait être rentable. Force est de constater qu’il ne l’est pas. Sûrement a-t-il été percuté par d’autres évolutions technologiques et de la mobilité (...) Le fait est qu’aujourd’hui, il est sérieusement questionné.”

Le groupe Bolloré n’était pas disponible dans l’immédiat pour un commentaire. (Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below