May 31, 2018 / 2:53 PM / in 7 months

ENQUÊTE-Wall Street devrait repartir de l'avant, hausse attendue en 2018

* Résultats détaillés de l’enquête : cpurl://apps.cp./cms/?pageId=stock-index-poll

* Le S&P 500 s’élèverait à 2.850 points à la fin de l’année

* Le Dow attendu à 25.750 points fin 2018

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK, 31 mai (Reuters) - L’anticipation d’une croissance solide de l’économie et des résultats d’entreprises aux Etats-Unis devrait soutenir les actions américaines sur la seconde partie de l’année, selon un sondage réalisé par Reuters auprès de stratèges.

Le S&P 500 devrait finir l’année à 2.850 points, soit une progression de 4,6% par rapport à la clôture de mercredi et une hausse de 6,6% depuis la fin 2017, selon la médiane des prévisions des 58 stratèges interrogés par Reuters lors des deux dernières semaines.

Selon ces mêmes prévisions, l’indice américain est attendu à 2.950 points à la fin 2019.

Le Dow Jones devrait pour sa part atteindre 25.750 points d’ici la fin de l’année, soit une hausse de 4,4% par rapport à la clôture de mercredi, et 27.200 points à la fin 2019.

Les bénéfices des entreprises du S&P 500 ont grimpé de 26,3% au premier trimestre, faisant redouter à certains investisseurs que la croissance bénéficiaire n’ait atteint un point haut. Toutefois, la hausse des profits attendue pour le reste de l’année et la suivante devrait rester assez forte pour soutenir les valorisations de marché, estiment les stratèges.

Les analystes estiment que les bénéfices des sociétés du S&P 500 devrait croître de 22% sur l’ensemble de 2018, selon des données Thomson Reuters.

PAS DE RÉCESSION EN VUE

La Bourse de New York est à la peine depuis le début du mois de février, lorsque le S&P 500 a chuté de plus de 10% par rapport à son plus haut historique sur fond d’une brusque remontée de la volatilité, qui a nourri des craintes sur la fin prochaine de la longue phase de hausse des marchés actions.

“L’élément le plus important est de savoir s’il existe une probabilité raisonnable pour qu’une récession intervienne dans les 12 prochains mois? Pour l’instant, il semble que cette probabilité soit faible”, dit Jonathan Golub, responsable de la stratégie sur les actions américaines chez Credit Suisse Securities.

La plupart des stratèges restent confiants, voire très confiants, sur une hausse des marchés actions mondiaux lors des 12 prochains mois et beaucoup estiment que les marchés émergents sont bien plus sujets à un mouvement de vente que leurs homologues des pays développés.

Cette confiance tend toutefois à diminuer puisque la médiane des prévisions pour le S&P 500 a légèrement baissé depuis fin février. Les stratèges attendaient alors un indice à 2.900 points à la fin de l’année.

APPÉTIT CONTINU POUR LES TECHS

Un resserrement monétaire plus rapide qu’anticipé de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) figure parmi les principaux risques cités par les stratèges.

La Fed a relevé ses taux d’intérêt une seule fois pour l’instant cette année - en mars - et les responsables de la banque centrale sont partagés sur l’idée de relever de trois ou quatre fois au total l’objectif des fonds fédéraux en 2018.

Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui se tiendront en novembre, sont également perçues comme un risque pour le marché actions américain. Un victoire du camp démocrate, qui renforcerait son pouvoir au Congrès, pourrait menacer l’agenda législatif de Donald Trump et du parti républicain.

“Je ne pense pas que la tendance sur les actions est incontestablement positive. Mais ça semble encore plus compliqué sur les obligations. Les actions paraissent meilleures que les obligations et vous devez bien mettre de l’argent quelque part”, indique Robert Phipps, directeur chez Per Stirling Capital Management.

Beaucoup de stratèges continuent de favoriser les valeurs technologiques et les secteurs offrant une forte croissance plutôt que des titres défensifs. L’indice S&P des biens de consommation (-12,1%) accuse ainsi la plus mauvaise performance sectorielle depuis le début de l’année alors que l’indice S&P des techs (+11%) signe la plus forte hausse. (Avec April Joyner, Sinead Carew, Lewis Krauskopf, Chuck Mikolajczak, Alden Bentley à New York et Noel Randewich à San Francisco, Blandine Hénault pour la version française, édité par Bertrand Boucey)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below