May 29, 2018 / 3:54 PM / 4 months ago

LEAD 2-Le gouvernement hongrois présente son projet sur les ONG

(Actualisé avec réactions HCR, ONG)

BUDAPEST, 29 mai (Reuters) - Le gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Orban a présenté mardi au Parlement son projet durcissant la législation sur les activités des ONG, qui prévoit notamment de criminaliser le soutien à l’immigration illégale.

Ce projet de loi est surnommé “Stop Soros” car il vise les ONG qui perçoivent un financement de l’étranger, notamment celles qui sont aidées par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, partisan d’une politique migratoire aux antipodes de celle de Viktor Orban.

Les fondations Open Society de Soros ont annoncé à la mi-mai qu’elles allaient fermer leurs bureaux à Budapest et déménager à Berlin.

Le projet de loi sur les ONG, qui a été vivement critiqué par l’Union européenne, prévoit de sanctionner de jusqu’à un an de prison toute personne qui “organiserait” ou “financerait” l’immigration illégale.

“Il s’agit d’un cadre juridique et il appartiendra aux tribunaux de décider comment qualifier certaines activités”, a commenté le secrétaire d’Etat Csaba Dömötör en amont de la présentation du texte.

Le projet de loi interdit aussi aux réfugiés qui arrivent sur le sol hongrois en provenance d’un pays tiers jugé sûr de déposer une demande d’asile en Hongrie.

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a demandé au gouvernement hongrois de renoncer à ce projet de loi car celui-ci priverait les réfugiés et les demandeurs d’asile d’une aide précieuse et encouragerait le sentiment xénophobe dans le pays.

“Le HCR est très préoccupé car si ces propositions étaient approuvées, cela priverait les personnes qui sont obligées de fuir leur pays d’une aide et des services précieux, attiserait les tensions dans le débat public et augmenterait les comportements xénophobes”, dit-il dans un communiqué.

Le Comité Helsinki en Hongrie, une ONG qui fournit une aide juridique aux demandeurs d’asile, estime pour sa part que ce projet de loi est “inacceptable dans un pays démocratique” et contraire aux valeurs démocratiques au sein de l’Union européenne. (Krisztina Than, avec Stephanie Nebehay à Genève; Guy Kerivel, Tangi Salaün et Arthur Connan pour le service français)

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