May 29, 2018 / 11:44 AM / 2 months ago

RPT-France-La réforme du ferroviaire arrive au Sénat

(Corrige coquille dans le titre)

* Début de l’examen en séance publique

* Un texte déjà largement modifié en commission

* Mais pas la fin du parcours législatif

PARIS, 29 mai (Reuters) - Les sénateurs commencent ce mardi l’examen en séance publique de la réforme du rail, un texte déjà remanié en commission à l’iniative notamment du gouvernement qui cherche toujours un terrain d’entente avec les syndicats réformistes après quasiment deux mois de grève.

Les débats au Sénat, où le vote solennel est prévu le 5 juin, ne signent pas la fin du parcours législatif puisque les deux chambres devront encore harmoniser leurs versions respectives, à la mi-juin, en commission mixte paritaire (CMP).

Les deux organisations les plus modérées de la SNCF, l’Unsa et la CFDT, prévoient de maintenir la pression sur l’exécutif et donc de poursuivre la grève jusqu’à cette échéance pour s’assurer que certaines revendications syndicales figurent bien dans l’accord final.

“Les deux semaines qui s’ouvrent sont décisives”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dans une interview au Journal du dimanche.

CFDT et Unsa ont eu gain de cause sur certains amendements proposés, portant sur le sort des cheminots après la réforme ou sur l’incessibilité des titres de la SNCF, et gardent l’espoir d’obtenir de nouvelles concessions.

En commission, les sénateurs ont d’ores et déjà introduit 77 amendements, pour la plupart rédigés par le rapporteur du texte, Gérard Cornu (Les Républicains).

Ces amendements visent notamment à préciser les conditions de l’ouverture à la concurrence et à renforcer les garanties offertes aux salariés de la SNCF, dont certains seront appelés à passer au service d’autres entreprises.

“TOUT EST BOUCLÉ”

L’une des mesures retenues garantit aux cheminots la possibilité de refuser un transfert qui les contraindrait à changer de région.

“Au niveau social pour moi tout est bouclé, on a eu des avancées sociales très, très importantes, et je pense que les syndicats réformistes, c’est-à-dire Unsa et CFDT, peuvent être contents”, a déclaré mardi Gérard Cornu sur CNEWS.

“A partir de jeudi soir, après le débat au Sénat, les grévistes n’ont plus intérêt à faire grève et les syndicats ont intérêt à arrêter cette grève, tout simplement parce que ça ne sert plus à rien”, a-t-il ajouté, faisant écho à un appel similaire du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Au-delà des ajustements législatifs, l’Etat s’est engagé vendredi dernier, par la voix d’Edouard Philippe, à délester la SNCF de 35 milliards d’euros de dette d’ici à la fin du quinquennat et à augmenter les investissements dans les infrastructures de 200 millions d’euros par an.

Ces annonces n’ont pas suffi à infléchir la position de la CGT et de Sud, déterminés pour le moment poursuivre la grève censée s’achever le 28 juin.

Les quatre syndicats représentatifs ont également appelé à des manifestation ce mardi aux abords du Sénat et ailleurs en France.

Le taux de grévistes s’est élevé à 14,41% mardi, au 24e jour de conflit (contre 13,97% lundi). (Simon Carraud avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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