May 23, 2018 / 11:26 AM / 3 months ago

L'UE craint des retombées italiennes sur la zone euro

BRUXELLES, 23 mai (Reuters) - La stabilité financière de l’Italie risque d’être remise en question par une éventuelle remontée des taux d’intérêt et par une remise en cause de certaines réformes, notamment celle des retraites, a déclaré la Commission européenne mercredi.

Au vu de son importance systémique, les risques propres à l’Italie pourraient se répercuter à l’ensemble de la zone euro, a ajouté l’exécutif européen dans ses recommandations économiques annuelles aux pays de la zone euro.

Les négociations en cours à Rome en vue de former un gouvernement de coalition antisystème et eurosceptique suscitent des inquiétudes à Bruxelles, où les responsables de l’Union s’interrogent sur la politique que poursuivra le futur exécutif, mais la Commission n’en fait pas mention dans ses recommandations.

Elle évoque en revanche des interrogations déjà existantes sur l’économie italienne en général, même si des responsables de la Commission ont précisé à la presse qu’ils n’avaient pas l’intention pour l’instant d’ouvrir une procédure de déficit excessif contre Rome.

Mais la Commission remarque que les risques à moyen terme pour les finances publiques restent élevés car l’excédent primaire structurel est insuffisant pour permettre une réduction rapide de la dette publique, qui dépasse 130% du produit intérieur brut (PIB).

Les mesures récentes prises par Rome et une situation démographique défavorable remettent par ailleurs en cause la gestion des finances publiques sur le long terme, poursuit l’exécutif européen, qui estime que revenir sur la réforme des retraites (l’une des promesses de l’alliance Ligue-Mouvement 5 étoiles) aboutirait à alourdir encore la dette publique.

Des risques se manifesteraient aussi si le caractère accommodant de la politique monétaire en vigueur dans la zone euro était remis en cause, poursuit la CE.

Elle dit considérer l’Italie, troisième économie de la zone euro, comme une “source majeure” de répercussions financières et commerciales potentielles pour d’autres pays, au premier rang desquels la France en raison de l’exposition de ses banques au marché italien.

Jan Strupczewski Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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