May 18, 2018 / 8:59 AM / 2 months ago

Publication du contrat gouvernemental en Italie, vers une confrontation avec l'UE

ROME, 18 mai (Reuters) - Le contrat de gouvernement négocié par le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue appelle à une révision des règles de gouvernance européenne et pose le décor d’une confrontation avec les partenaires européens de l’Italie, mais ne demande pas à exclure du calcul de la dette les rachats d’obligations opérées par la Banque centrale européenne (BCE).

Aucun projet de sortie de l’euro ou de référendum sur la question ne figure dans l’accord, rendu public vendredi matin. Le mouvement anti-système de Luigi Di Maio et la formation d’extrême droite de Matteo Salvini réclament en revanche que les dépenses d’investissement ne soient pas prises en compte dans le calcul du ratio dette/PIB.

Ils veulent aussi une activation totale des objectifs du traité européen de Maastricht (1992), qui visent notamment à un renforcement de la légitimité démocratique des institutions européennes et une amélioration de leur efficacité.

Au chapitre de la fiscalité, les deux formations prévoient pour l’impôt sur les revenus et l’impôt sur les sociétés de ramener à deux le nombre de tranches d’imposition, taxées à 15% et 20%.

Pour ce qui est de la politique sociale, le futur gouvernement prévoit la mise en place d’un “revenu citoyen” de 780 euros par mois et l’abrogation de la réforme des retraites adoptée en 2011.

Les deux partis demandent aussi un réexamen complet du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin. Ils entendent également relancer la compagnie nationale aérienne Alitalia.

Ce programme, bouclé jeudi soir par Di Maio et Salvini, va être soumis à l’approbation des militants des deux partis dans le cadre d’une consultation accélérée prévue sur trois jours.

Un gouvernement pourrait alors être en place dans le courant de la semaine prochaine, onze semaines après les élections législatives du 4 mars qui n’ont produit aucune majorité évidente.

Leur reste encore à s’entendre sur le nom du futur président du Conseil - chacun des deux dirigeants a exclu que l’autre accède au palais Chigi - et à obtenir l’aval du président de la République, Sergio Mattarella. (Steve Scherer Henri-Pierre André pour le service français)

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