May 16, 2018 / 5:01 PM / 7 months ago

SNCF-Borne donne des gages à la CFDT et à l'Unsa

* Des amendements sur le volet social de la réforme

* Les syndicats réformistes saluent des “avancées”

PARIS, 16 mai (Reuters) - Elisabeth Borne a dévoilé mercredi une série de concessions faites à la CFDT et à l’Unsa, qui ont salué en retour des “avancées” dans les négociations sur la réforme de la SNCF, perturbée depuis un mois et demi par une grève en pointillé.

Fruit de discussions menées en coulisse et au ministère des Transports, ces modifications doivent être intégrées sous la forme d’amendements au texte initial de l’exécutif, dont l’examen doit débuter le 29 mai en séance publique au Sénat.

Elles portent sur deux volets : l’unité sociale de la future SNCF et les conditions dans lesquelles certains cheminots seront transférés à la concurrence, une fois le marché ouvert, a précisé la ministre lors d’une audition au Sénat.

Devant la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, elle a également confirmé l’inscription de l’incessibilité des titres de la SNCF, comme le réclamait notamment la CFDT.

Au passage, elle a adressé un satisfecit à “deux organisations syndicales qui ont accepté de s’inscrire dans une démarche constructive” par opposition à la CGT et SUD, absents des dernières réunions de négociations.

“Au-delà de certaines divergences de fond entre nous, je les remercie d’avoir participé à nouveau à nos négociations” après plusieurs semaines d’impasse, a-t-elle déclaré.

La CFDT a proposé 42 amendements, l’Unsa une trentaine.

“Il y a des avancées”, selon Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots, joint par Reuters. “Des avancées notables”, aux yeux de Florent Monteilhet, de l’Unsa-ferroviaire, deuxième force syndicale de la SNCF.

Elisabeth Borne a annoncé entre autres “l’ouverture, pour une période transitoire, d’un droit d’option individuel permettant à un cheminot revenant à la SNCF de choisir soit le nouveau cadre contractuel soit le statut”.

Les deux organisations réformistes déplorent cependant que soit maintenue la possibilité d’obliger certains cheminots à passer à la concurrence, alors même qu’elles plaident pour un “droit de refus”. “C’est un point important pour nous”, a dit Sébastien Mariani.

Le gouvernement mise sur ces deux interlocuteurs pour préparer une sortie de crise, encore incertaine, six semaines après le début de la grève contre la réforme du rail.

Invités une première fois le 7 mai à Matignon, les quatre syndicats - CGT et Sud compris - doivent de nouveau être reçus autour du 25 mai par Edouard Philippe, qui promet de faire des annonces supplémentaires, en particulier sur la reprise de la dette de la SNCF.

Le mouvement social, qui court théoriquement jusqu’au 28 juin, doit reprendre vendredi pour un nouvel épisode de deux jours. (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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