May 15, 2018 / 3:39 PM / 5 days ago

LEAD 1-SNCF-Borne s'efforce de rassurer les syndicats

* Borne à de nouveau reçu l’Unsa et la CFDT mardi

* Les deux syndicats proposent des amendements

* L’”incessibilité” de la SNCF inscrite dans la loi (Actualisé avec Unsa §§ 1-6)

PARIS, 15 mai (Reuters) - La ministre des Transports s’est efforcée mardi de rassurer les syndicats sur la réforme du rail en acceptant d’inscrire l’”incessibilité” de la SNCF dans son projet de loi et en se montrant, selon l’Unsa, ouverte aux amendements proposés par les organisations réformistes.

Elisabeth Borne a reçu les représentants de la CFDT et de l’Unsa, ses deux seuls interlocuteurs du côté des cheminots, pour leur donner de premières indications sur la nature des retouches auxquelles l’exécutif consentira lors l’examen du texte au Sénat, fin mai-début juin.

“On a le sentiment qu’on a été écoutés sur certains sujets, sur la question du volontariat (des employés de la SNCF appelés à être transférés à la concurrence-NDLR), sur la question de l’unicité du groupe public ferroviaire”, a déclaré à Reuters Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-ferroviaire.

“Il y a quelques sujets qui nous tiennent à coeur qui vont être portés par le ministère des Transports”, a-t-il ajouté, sans entrer davantage dans le détail.

Mais “on ne sait pas in fine ce qui va être retenu”, a précisé le leader de la deuxième force syndicale à la SNCF.

L’Unsa a soumis au ministère une trentaine d’amendements et la CFDT 42, portant en grande partie sur le sort des cheminots qui changeront d’entreprise une fois que le secteur aura été ouvert à la concurrence.

La ministre, que la CGT et Sud ne veulent plus voir, doit en dire plus mercredi lors d’une audition au Sénat.

Les sénateurs se saisiront du texte le 23 mai en commission et le 29 mai en séance publique, une nouvelle étape législative après plusieurs semaines de grève par intermittence.

Invitée de France Inter mardi, Elisabeth Borne a confirmé la volonté du gouvernement d’inscrire l’”incessibilité” de la SNCF dans la loi, un ajout destiné à dissiper les soupçons autour d’une possible privatisation de la compagnie ferroviaire.

“PAS UNE PROMESSE EN L’AIR”

Les syndicats et l’opposition de gauche accusent l’exécutif de vouloir vendre au moins en partie l’entreprise, ce que prouverait selon eux un compte rendu de réunion révélé par la presse.

“Certains essaient d’entretenir la confusion, d’agiter des peurs. On fait ce qu’on dit, on dit ce qu’on fait. La SNCF est 100% publique, SNCF Mobilités est 100% publique, SNCF Réseau aussi et c’est inscrit dans la loi, ce n’est pas une promesse (...) en l’air”, a-t-elle déclaré.

Dans la mouture votée le 17 avril à l’Assemblée nationale, la réforme prévoit de transformer la SNCF en “société nationale à capitaux publics”.

“Ce qu’on a écrit est plus fort mais, si ça doit servir à entretenir de la confusion de ne pas l’avoir écrit, si ça peut inquiéter certains, je vous le dis clairement, au Sénat, je proposerai de rajouter ce terme incessible”, a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a pour sa part fait savoir dans une interview au Monde que la loi serait “sans ambiguïté” sur ce point.

La mobilisation en pointillé, organisée à l’appel de la CGT, de l’Unsa, de Sud et de la CFDT, a connu lundi un sursaut avec un taux de grévistes proche de celui enregistré dans les premiers jours du mouvement, le 3 avril. (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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