April 3, 2018 / 4:11 PM / 8 months ago

France-2017, une année record pour le capital investissement

PARIS, 3 avril (Reuters) - L’année 2017 a été celle de tous les records pour le capital investissement en France, que ce soit en termes de fonds levés, de montants investis et d’opérations, selon les données publiées mardi par France Invest, qui regroupe les professionnels du secteur, en association avec le groupe d’audit et de conseil Grant Thornton.

Les quelque 300 acteurs français du “private equity” ont ainsi levé 16,5 milliards d’euros l’an passé, contre 14,7 milliards en 2016, dont près des deux tiers (63%) auprès d’investisseurs hexagonaux.

Dans le même temps, ils ont investi 14,3 milliards d’euros (+15%) dans 2.142 entreprises (+13%). Les start-up et les PME ont représenté 72% du total et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) 26%, mais près de 20% des entreprises ont concentré environ 90% des investissements.

De plus, les montants investis dans les seules entreprises françaises ont progressé de +32% entre 2016 et 2017, la France représentant 85% des entreprises investies, une proportion stable.

Cité dans un communiqué, Olivier Millet a estimé que l’accélération des investissements “traduit le rôle croissant pris par les 300 investisseurs en capital, membres de France Invest, tiers de confiance entre les investisseurs institutionnels et privés et les start-up, les PME et les ETI qui désirent financer leurs projets de croissance et accélérer leur transformation.”

“Nous sommes sur la bonne trajectoire pour, d’ici à 2020, atteindre l’objectif collectif de 20 milliards d’euros de capitaux levés par an”, a-t-il dit.

Le capital investissement devrait en outre bénéficier des dispositions de la future loi Pacte en matière de financement des entreprises pour faciliter l’investissement dans les sociétés non cotées via l’assurance vie et le plan d’épargne en actions-PME.

Seule ombre au tableau, la montée de l’endettement des entreprises françaises préoccupe depuis fin 2017 le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui a déjà décidé de limiter l’exposition des banques aux groupes les plus endettés et n’écarte pas la possibilité de leur imposer une surcharge en fonds propres pour freiner la production de crédits.

Ce conseil présidé par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a indiqué dans son dernier communiqué qu’il surveillait “avec la plus grande attention les conditions d’octroi relatives aux crédits bancaires, en particulier dans le cadre des opérations de rachat d’entreprises avec fort effet de levier”, à savoir les “LBO” du secteur du capital investissement.

“Quand vous voyez des ratios de levier qui augmentent sensiblement et des garanties (covenants) qui diminuent, c’est quelque chose qu’on avait vu avant 2007 et qui est une part minoritaire de l’endettement des entreprises, mais c’est un assez bon thermomètre du comportement de crédit”, a déclaré une source proche du HCSF. (Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet)

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