November 7, 2017 / 7:54 AM / a year ago

"Une cinquantaine" de paradis fiscaux visés par l'UE-Moscovici

PARIS, 7 novembre (Reuters) - Une “cinquantaine de pays” sont dans le viseur de l’Union européenne en vue de l’établissement d’une liste noire des paradis fiscaux à travers le monde, a déclaré mardi le commissaire européen aux Affaires économiques et financières.

Les ministres des Finances de l’UE se retrouvent mardi à Bruxelles pour discuter de ce projet, à l’étude depuis des mois, alors que de nouvelles révélations, les “Paradise Papers”, jettent une lumière crue sur le monde opaque des investissements dans les paradis fiscaux.

Les “Paradise Papers”, “c’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle”, a estimé Pierre Moscovici sur France Inter.

“C’est une mauvaise nouvelle parce que ça montre qu’il y a encore des comportements de particuliers aisés ou d’entreprises qui sont prêts à tout pour ne pas payer d’impôts. C’est aussi une bonne nouvelle parce que ça pousse l’opinion publique à se mobiliser et les décideurs publics à aller encore plus vite”, a-t-il expliqué.

Pierre Moscovici souhaite l’adoption de la liste noire d’ici à la fin de l’année. Pour vaincre les réticences de pays membres de l’UE comme le Luxembourg, Malte et l’Irlande, qui développent une politique fiscale attractive, elle ne porterait que sur des pays hors Union européenne.

“Nous sommes en train de ‘screener’, d’examiner la situation d’une cinquantaine de pays. Il n’y en aura pas 50 à la fin, mais je souhaite que la liste soit extrêmement crédible”, a précisé le commissaire européen.

“Je demande que cette liste noire soit crédible - une autre institution que nous, qui s’appelle l’OCDE, a sorti une liste avec un seul paradis fiscal, Trinité-et-Tobago, ce n’est pas sérieux, il faut qu’il y en ait plus.”

Interrogé par ailleurs par la cellule Investigation de Radio France mardi, Pierre Moscovici précise que l’île de Man, île de la mer d’Irlande proche du Royaume-Uni et l’un des centres financiers offshore les plus actifs mis en cause dans les “Paradise Papers”, suscite l’attention de l’UE.

“L’île de Man fait partie des juridictions ‘screenées’, c’est-à-dire analysées dans le cadre de la constitution d’une liste noire de paradis fiscaux. Si l’île de Man ne respecte pas les standards internationaux et européens en la matière, il faut qu’il y ait des sanctions”, dit-il. (Sophie Louet)

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