26 juillet 2017 / 08:53 / il y a 2 mois

Bankia et Bankinter ont dépassé le consensus au T2

par Jesús Aguado

MADRID, 26 juillet (Reuters) - Bankia et Bankinter ont dépassé le consensus au deuxième trimestre même si leur activité de prêt subit toujours les effets de taux d‘intérêt ultra-bas.

Une reprise économique dynamique et un redressement du marché immobilier ont permis à la plupart des banques espagnoles de traiter la question des créances douteuses avec plus de célérité qu‘en Italie, au grand plaisir des investisseurs.

Mais le sauvetage spectaculaire de Banco Popular par Banco Santander en juin montre que le secteur bancaire espagnol n‘est pas exempt de failles.

Le bénéfice net de Bankia a été de 210 millions d‘euros au deuxième trimestre, en baisse de 14,3% mais dépassant le consensus Reuters qui le donnait à 188 millions.

Le produit net des intérêts a diminué de 10% à 491 millions d‘euros.

Le bénéfice net de Bankinter a chuté de 36% mais cela s‘explique en partie par une plus-value comptable exceptionnelle enregistrée l‘an dernier à la suite du rachat du pôle banque de dépôt de Barclays au Portugal.

Le produit net des intérêts a augmenté de 3,7%, grâce à la filiale portugaise, et la banque a dit que la progression devrait être encore plus nette au second semestre.

Les analystes jugent favorablement les résultats des deux banques, encore que, ajoutent-ils, cela était déjà intégré dans le cours de leurs actions, en hausse de 13% environ depuis le début de l‘année.

L‘action Bankia perdait 0,2% vers 8h50 GMT, tandis que Bankinter cédait 1,6%, alors que l‘indice Ibex de la Bourse de Madrid gagnait 0,38% dans le même temps.

Bankia a annoncé en juin l‘achat de BMN, créant ainsi le quatrième groupe bancaire du pays.

Ses créances douteuses avaient diminué à 9,1% fin juin contre 9,5% fin mars, tandis que son ratio de fonds propres avait progressé à 13,82% contre 13,37%.

L‘Etat espagnol, qui détient 66% du capital de Bankia, a dit la semaine passée qu‘il pourrait céder une participation de 7% après l‘été, cherchant à récupérer une partie des 22 milliards d‘euros injectés dans l‘établissement en 2012.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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