21 juillet 2017 / 08:51 / il y a 3 mois

LEAD 1-Hermès ralentit la cadence au 2e trimestre avec la maroquinerie

* Croissance organique de 8,3% au T1 après 11,2% au T1

* La maroquinerie en hausse de 9,7%

* Ralentissement en France et aux Etats-Unis (Actualisé avec précisions, déclarations du gérant)

par Pascale Denis

PARIS, 21 juillet (Reuters) - Hermès a vu sa croissance organique ralentir au deuxième trimestre avec la maroquinerie, la France et les Etats-Unis, et annoncé que sa rentabilité semestrielle serait proche du record de 2016 grâce à des couvertures de change.

Le fabricant des sacs Birkin et des “carrés” de soie a vu ses ventes progresser de 8,9% à 1,36 milliard d‘euros et sa croissance organique ressortir à 8,3%, en ligne avec les attentes, après une hausse de 11,2% au premier trimestre.

“En dehors des effets de calendrier et de bases de comparaison, il n‘y a pas de rupture de tendance entre le deuxième et le premier trimestre (...) Nous restons dans la même solide dynamique”, a déclaré à la presse Axel Dumas, gérant d‘Hermès, lors d‘une conférence téléphonique.

Le groupe de luxe avait averti, fin avril, que la croissance du premier trimestre, qui avait bénéficié de comparatifs favorables (les ventes avaient été impactées en 2016 par la chute du tourisme après les attentats de Paris) ne pouvait être extrapolée sur l‘ensemble de l‘année.

Dans la maroquinerie, où la cadence a ralenti tout en demeurant solide (+9,7% sur une base de comparaison particulièrement élevées de +17%), la croissance sur l‘ensemble de l‘année devrait être proche de la moyenne de 10% que se fixe le groupe, a précisé le gérant.

Ailleurs, la dynamique a été forte dans les vêtements et les accessoires, portés notamment par les ventes de chaussures, tandis qu‘elle a nettement faibli dans la soie et les textiles.

Les montres ont renoué avec la croissance (+2,9%), une progression qui ne doit cependant pas faire illusion, a averti Axel Dumas pour qui le marché horloger demeure difficile.

LA PRIME POURRAIT BAISSER

Sur le plan géographique, les performances d‘Hermès sont restées très solides en Europe (+12,2%) et en Chine, où les ventes ont encore signé une croissance “à deux chiffres” liée aux mesures de stimulation de la consommation intérieure et à un accroissement d‘une clientèle plus jeune.

A l‘inverse, la France a nettement ralenti le pas (+0,6%), avec des ventes solides dans le réseau de magasins mais qui ont souffert chez les distributeurs.

Cette contre-performance pourrait s‘expliquer, selon les analystes de Raymond James, par la baisse des ventes de parfums, qui ont reculé de 2,2% sur des comparatifs élevés.

Les Etats-Unis ont aussi fait moins bien, sur des bases de comparaison également élevées. Dans un marché du luxe très perturbé par les difficultés des grands magasins, les ventes d‘Hermès dans son réseau de boutiques “résistent bien”.

Après des chiffres conformes aux attentes, le titre Hermès cède 0,2% à 439,1 euros à 10h47 à la Bourse de Paris, en ligne avec l‘indice SBF 120 (-0,08%).

* Graphique de la performance boursière du secteur du luxe:

reut.rs/2vHgpxt

Le titre signe une progression de près de 13% depuis le début de l‘année, pour des multiples de valorisation qui demeurent les plus élevés du secteur (35 fois les résultats estimés pour 2018, contre 20,9 pour LVMH et 19,6 pour Kering).

Cet écart pourrait toutefois se réduire, selon les analystes de HSBC, selon qui les investisseurs pourraient hésiter à payer une telle prime pour un groupe qui, malgré ses robustes performances, ne surperforme plus significativement ses pairs.

Pour Luca Solca, analyste de BNP Paribas, cet écart devrait aussi se réduire avec la fin de la prime spéculative liée à la sortie de la holding familiale de Bernard Arnault, PDG de LVMH, du capital d‘Hermès après la simplification des structures de détention de LVMH et le rachat de Dior.

Hermès a annoncé que sa rentabilité opérationnelle du premier semestre serait proche du record de 33,9% atteint en 2016 grâce à des effets favorable de couvertures de change, mais que cette performance ne pouvait être extrapolée sur l‘année.

Les chiffres de LVMH sont attendus le 26 juillet, ceux de Kering le 27. Hermès publiera quant à lui ses résultats semestriels le 14 septembre.

Le communiqué: bit.ly/2tvywdi

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

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