24 mars 2017 / 04:51 / dans 9 mois

LEAD 4-Trump exige un vote sur l'Obamacare à la Chambre ce vendredi

(Ajoute précisions)

par Susan Cornwell et Richard Cowan

WASHINGTON, 24 mars (Reuters) - Donald Trump a mis en demeure les élus du Parti républicain de voter ce vendredi au plus tard le projet de loi engageant l‘abrogation de la réforme de l‘assurance santé mise en oeuvre par Barack Obama.

À défaut, l‘Obamacare, introduit il y a exactement sept ans, restera en place.

Ce premier test législatif de la présidence Trump est crucial pour le chef de la Maison blanche et le vote devrait avoir lieu avant 16h45 (20h45 GMT).

Sur le site internet de la Chambre des représentants, le projet American Health Care Act figure à l‘ordre du jour des travaux prévus en séance mais sans indication horaire. Le même document indique cependant que les derniers votes de la journée sont attendus aux alentours de 16h00-17h00 (20h00-21h00 GMT).

Les républicains, avec 237 élus contre 193 pour les démocrates, sont majoritaires à la Chambre des représentants, mais le parti est divisé sur le projet.

Compte tenu du rapport de forces parlementaire et du front uni que présente l‘opposition démocrate, le texte sera mis en échec si plus de 21 voix républicaines manquent à l‘appel.

“On verra ce qui se passe”, a simplement déclaré Donald Trump à la Maison blanche.

Jeudi soir, on ignorait encore si le projet de loi était assuré d‘un nombre suffisant de soutiens dans les rangs républicains. La chaîne de télévision CBS News estime qu‘au moins 35 républicains prévoient toujours de voter contre, soit au moins 14 de trop.

“Nous avons promis au peuple américain que nous abrogerions et remplacerions cette loi boiteuse car elle s‘effondre et elle laisse tomber les familles et demain nous avancerons”, a dit le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, à l‘issue d‘une réunion jeudi dans la soirée. Il a refusé de répondre aux questions sur le nombre de soutiens réunis.

Donald Trump, qui avait reçu jeudi à la mi-journée les républicains conservateurs du Freedom Caucus, n‘a pas réussi à obtenir suffisamment de ralliement pour faire adopter ce texte dans la journée comme il l‘espérait.

Dans la soirée, il a envoyé ses lieutenants au Capitole, dont le directeur du budget de la Maison blanche, Mick Mulvaney, pour lancer un ultimatum aux républicains.

“Des élus vont devoir rendre des comptes et expliquer pourquoi ils n‘ont pas voté pour nous débarrasser de l‘Obamacare lorsqu‘ils en ont eu l‘occasion, et cette occasion, c‘est aujourd‘hui” a dit Mick Mulvaney vendredi matin sur CBS.

Jeudi soir, Chris Collins, élu de New York et proche du président, les avait déjà prévenus : “Le président a dit qu‘il voulait un vote demain (vendredi), pour ou contre (...) Soit ce sera fait demain, soit l‘Obamacare sera maintenu.”

SOUS L‘OEIL DES MARCHÉS FINANCIERS

L‘abrogation de la réforme emblématique de la présidence de Barack Obama est une promesse de campagne de Donald Trump, qui la juge trop onéreuse et intrusive dans la vie des Américains.

Mais deux factions républicaines sont réticentes à soutenir le projet de loi censé la détricoter.

A droite, les plus conservateurs, affiliés au Freedom Caucus, estiment que le nouveau texte ne diffère pas assez de l‘Obamacare. Les modérés craignent à l‘inverse qu‘il ne revienne à accroître le nombre d‘Américains sans couverture maladie.

Quatre pages d‘amendements ont été ajoutées au texte dans la soirée, permettant notamment aux Etats de choisir les minimas sociaux requis pour les compagnies d‘assurances.

Baptisé American Health Care Act, le projet républicain annule par exemple l‘amende infligée à ceux qui ne souscrivent pas à une couverture santé, réduit le financement de Medicaid, le programme pour les pauvres et les handicapés, et modifie les subventions qui aident les particuliers à s‘assurer.

Selon le représentant Mark Meadows, président du Freedom Caucus, le soutien nécessaire à l‘adoption du projet reste incertain.

La Bourse de New York, qui a basculé dans le rouge jeudi en fin de séance à l‘annonce du report du vote à la chambre basse du Congrès, a ouvert en légère hausse vendredi.

Les investisseurs pourraient se satisfaire, en cas d‘échec du vote, que Donald Trump décide de passer à autre chose. Ils l‘attendent notamment sur sa réforme du code des impôts et son plan d‘investissements massifs dans les infrastructures du pays. (avec Susan Heavey, Jeff Mason, David Morgan, Doina Chiacu, David Lawder, Amanda Becker, et Dustin Volz, Julie Carriat et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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