23 mars 2017 / 12:04 / dans 6 mois

La Pologne s'inquiète du contenu de la Déclaration de Rome

VARSOVIE, 23 mars (Reuters) - La Première ministre polonaise a indiqué jeudi qu‘elle pourrait refuser de s‘associer à la déclaration qui sera adoptée à l‘occasion du 60e anniversaire de l‘Union européenne, samedi à Rome, si le texte ignore les inquiétudes de Varsovie.

Dans les milieux diplomatiques, on minimise la menace de Beata Szydlo, qu‘elle a formulée sur les ondes de la chaîne de télévision privée TVN.

Elle a cité quatre priorités que la Pologne souhaite voir inclues dans la Déclaration de Rome : “Unité de l‘Union européenne, défense d‘une étroite coopération avec l‘Otan, renforcement du rôle des gouvernements nationaux et règles du marché commun, lequel doit unir et non pas diviser”.

On note de source diplomatique que la Pologne a approuvé le projet de déclaration cette semaine, après quelques changements mineurs, et que les remarques de Beata Szydlo semblent donc destinées en priorité à l‘opinion publique polonaise afin de lui permettre de revendiquer un succès pour son pays lors du sommet.

La Pologne, comme d‘autres pays d‘Europe centrale, s‘inquiète notamment de la possibilité de voir émerger “une Europe à deux vitesses”, une idée qui a les faveurs de la France, de l‘Allemagne et de l‘exécutif européen.

La phrase y faisant référence dans la Déclaration de Rome a été atténuée afin d‘apaiser les craintes de Varsovie, dit-on de source diplomatique, et un veto polonais est donc improbable.

Outre la Pologne, la Grèce a émis des réserves sur le projet de texte qui sera adopté lors de l‘anniversaire du traité fondateur de la construction européenne, dit-on de source diplomatique à Bruxelles et gouvernementale à Athènes.

La Grèce, ajoute-t-on, entend établir un lien entre son approbation de la Déclaration de Rome et les discussions en cours avec ses bailleurs de fonds sur un train de réformes à mettre en oeuvre en échange d‘une nouvelle tranche d‘aide.

Ce point devrait être discuté vendredi entre le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, et des homologues de l‘UE, dit-on de mêmes sources, afin de trouver une solution. (Agnieszka Barteczko, avec Gabriela Baczynska à Bruxelles, Gilles Trequesser pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below