21 mars 2017 / 12:31 / il y a 5 mois

France-Baisse des dossiers envoyés à la Médiation du crédit

PARIS, 21 mars (Reuters) - Huit ans après sa mise en place, au plus fort de la crise financière, la Médiation nationale du crédit a encore traité plus de 1.600 dossiers en 2016, avec un taux de réussite de 64% qui a permis de conforter plus de 1.000 entreprises employant près de 13.000 personnes.

Contrairement à 2008, elle évolue aujourd'hui dans un environnement financier favorable, marqué d'un côté par une offre de crédit abondante et de l'autre une amélioration de la santé financière des entreprises, dont les défaillances sont en baisse.

Un total de 2.780 entreprises en quête de financement ont saisi ses services l'an passé, soit 7% de moins qu'en 2015, le taux d'acceptation des dossiers étant de 68%.

Par secteurs, l'hébergement-restauration, touché par la baisse de la fréquentation touristique après les attentats islamistes, le commerce de détail en centre-ville et le BTP, particulièrement sa composante travaux publics déprimée par les contraintes financières des collectivités locales, ont vu leurs appels à la médiation progresser.

Les services du Médiateur national sont également intervenus l'an passé à la demande des pouvoirs publics sur des secteurs spécifiques : les chauffeurs de taxi, la filière du foie gras, mise à mal par la grippe aviaire, et la sidérurgie, confrontée à des surcapacités mondiales et à une baisse de la demande.

Si la situation d'ensemble du crédit des entreprises est aujourd'hui satisfaisante, le Médiateur national, Fabrice Pesin, relève que "le financement des très petites entreprises (TPE, moins de dix salariés) est toujours un sujet".

Leur accès moins aisé au crédit tient, selon lui, à une structure financière déséquilibrée pour une part importante d'entre elles et au manque de temps consacré par les dirigeants au suivi de leur trésorerie et au financement de leur développement.

Le Médiateur voit par ailleurs dans le financement de la transformation numérique des entreprises "un défi majeur pour les prochaines années" dans la mesure où il porte essentiellement sur des actifs immatériels par définition impossibles à utiliser comme sécurité en échange d'un crédit.

Fabrice Pesin insiste aussi sur le fait que les chefs d'entreprise maîtrisent encore peu les sources alternatives de financement comme les fonds de dette, les placements privés, le financement participatif ou les prêts interentreprises.

"Pour que ces sources représentent effectivement une alternative, il faudra que les dirigeants s'approprient mieux leur modalités d'utilisation et leurs possibilités de combinaison avec un socle de financement bancaire", a-t-il indiqué en soulignant que les services de la Médiation étaient prêts à les aider.

Le rapport d'activité 2016 de la Médiation du crédit : bit.ly/2n9asrC (Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet)

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