20 mars 2017 / 19:20 / il y a 5 mois

LEAD 1-La Fed attendra probablement juin pour agir à nouveau-Evans

(Actualisé avec déclarations supplémentaires, changement de slug)

NEW YORK, 20 mars (Reuters) - La Réserve fédérale attendra probablement au moins jusqu'en juin avant d'envisager une nouvelle hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis, le temps d'analyser l'évolution de l'économie et des marchés financiers et de bénéficier d'éléments supplémentaires sur les choix budgétaires de Donald Trump, a déclaré lundi le président de la Fed de Chicago.

La Fed a relevé la semaine dernière d'un quart de point son principal taux d'intérêt et les prochaines réunions de son comité de politique monétaire auront lieu les 2-3 mai puis les 13-14 juin.

"En juin, nous aurons eu à l'évidence deux réunions pour évaluer l'évolution des marchés financiers, de tout ce qui se passe à Washington (...) et des indicateurs (y compris ceux permettant de savoir) si les prix montent ou non", a dit Charles Evans à la presse.

Intervenant auparavant sur Fox Business Network TV, le président de la Fed de Chicago a dit que la banque centrale américaine devrait relever ses taux d'intérêt deux fois encore cette année, ce qui est conforme aux anticipations qu'elle a données la semaine dernière.

"Trois c'est parfaitement possible," a dit Charles Evans en évoquant le nombre de hausses de taux en 2017. "Comme je suis davantage confiant dans les prévisions, je pourrais soutenir trois hausses en tout cette année. Si l'inflation commençait à augmenter, cela conforterait certainement (cette prévision). Cela pourrait être trois, cela pourrait être deux, cela pourrait être quatre si les choses repartent vraiment."

Interrogé sur l'engagement du nouveau président américain Donald Trump de porter l'économie américaine à un taux de croissance de 4%, contre 2% ces dernières années, il a répondu: "Quatre pour cent serait réellement un chiffre énorme."

Il a ajouté qu'il était difficile d'imaginer un tel taux de croissance au vu d'une économie qui se porte déjà bien, d'un marché de l'emploi "très solide" et de secteurs comme l'automobile dont les ventes atteignent leurs plus hauts niveaux.

Charles Evans dispose d'un droit de vote cette année aux réunions du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale et il s'est prononcé en faveur de la hausse de mercredi dernier.

Il s'est également fait l'écho des propos de la présidente de la Fed, Janet Yellen, qui a laissé entendre mercredi que bien que l'inflation soit "proche" de son objectif à moyen terme de 2%, elle pourrait être disposée à laisser les prix augmenter à un rythme plus rapide. Sa propre mesure de la hausse des prix se situe à 1,7% aujourd'hui.

"Il y a de la marge pour faire monter l'inflation à 2% et même d'aller légèrement au-delà de 2% pour être sûrs que nous y sommes vraiment", a-t-il dit. (Jonathan Spicer; Catherine Mallebay-Vacqueur et Bertrand Boucey pour le service français)

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