19 mars 2017 / 17:28 / il y a 5 mois

ENCADRE-Le G20 n'enterre pas les efforts de régulation bancaire

BADEN BADEN, 19 mars (Reuters) - Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 se sont engagés samedi à finaliser de nouvelles règles prudentielles pour les banques, apaisant les craintes de voir la nouvelle administration américaine sortir du processus dit de Bâle III.

Dans leur communiqué final, les grands argentiers du G20 disent confirmer leur soutien au Comité de Bâle sur la supervision bancaire pour qu'il finalise le cadre réglementaire de Bâle III "sans augmenter significativement les exigences de fonds propres du secteur" et en veillant à promouvoir des règles de jeu équitables.

Conçues pour éviter une nouvelle crise financière, les règles de Bâle III n'ont toujours pas fait l'objet d'un accord en raison de divergences entre les Etats-Unis et l'Europe.

La position de l'administration Trump en faveur d'une dérégulation à grande échelle et son souhait de revoir les règles bancaires aux Etats-Unis ont fait craindre un abandon pur et simple des négociations.

Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, est également sous pression, un membre influent du Congrès s'étant prononcé contre les nouvelles règles qui selon lui lèseraient les Américains.

"Il revient à tous les régulateurs de soutenir l'économie américaine et de dénoncer les accords internationaux qui tuent l'emploi aux Etats-Unis", a déclaré Patrick McHenry, le vice-président de la Commission des services financiers à la Chambre des Représentants, à la présidente de la Fed.

En Europe, la Banque centrale européenne affirme au contraire que la dérégulation pourrait menacer la stabilité relative des conditions financières qui soutient la reprise.

Elle risque aussi d'entraîner de nouveaux excès dans le secteur bancaire, avec la perspective de faillites ou de recapitalisations en urgence, ajoutent des responsables européens.

"La crise financière nous a douloureusement montré les dégâts économiques que peuvent provoquer des marchés financiers insuffisamment régulés", a déclaré à Reuters Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, après avoir participé à la réunion de Baden Baden.

Prié de dire si les débats de ce week-end ont révélé plus de conflits que les réunions précédentes du G20, il a répondu : "Quand des divergences d'opinions existent, un forum tel que le G20 se révèle particulièrement précieux. De ce fait, plutôt que de conflits, je parlerais d'un échange d'opinions ouvert, utile, et d'une lutte intense pour trouver une position commune." (Balazs Koranyi, avec Gernot Heller à Berlin, Véronique Tison pour le service français)

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