10 mars 2017 / 09:55 / il y a 5 mois

GB/Indicateurs-Le PIB confirmé en hausse de 0,7% au T4, l'épargne chute

LONDRES, 31 mars (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* LE PIB CONFIRMÉ, LE TAUX D'ÉPARGNE DES MÉNAGES AU PLUS BAS

31 mars - La croissance au Royaume-Uni a été de 0,7% au quatrième trimestre 2016 par rapport aux trois mois précédents, confirment les données définitives publiées vendredi par l'ONS, l'institut national de la statistique.

Par rapport au quatrième trimestre 2015, la progression du produit intérieur brut (PIB) a toutefois été révisée en baisse, à 1,9%, contre 2,0% précédemment.

En même temps que les données du PIB, l'ONS a publié d'autres indicateurs qui ne sont pas forcément de bon augure pour l'avenir économique du pays, qui a jusqu'ici plutôt bien résisté au choc du Brexit.

La production du secteur des services a ainsi reculé de 0,1% en janvier, son premier recul d'un mois sur l'autre depuis mars 2016.

Le taux d'épargne des ménages est quant à lui tombé à 3,3% à la fin de 2016, son plus bas niveau depuis que l'ONS a mis en place cet indicateur en 1963.

Les revenus réels des ménages - soit les salaires et les prestations sociales moins, entre autres, les taxes et les effets de l'inflation - ont reculé de 0,4% sur la période octobre-décembre par rapport aux trois mois précédents, leur baisse la plus marquée en près de trois ans.

Ces éléments semblent confirmer les craintes de ceux qui craignent de voir l'inflation alimentée par la chute de la livre sterling peser sur la consommation des ménages, un des piliers de l'économie du pays.

Tableau

* BAISSE DE 1,4% DES VENTES AU DÉTAIL SUR TROIS MOIS

23 mars - Les ventes au détail sur les trois mois à février ont enregistré leur plus fort repli en sept ans, la hausse des prix de l'essence ayant pesé sur les budgets des ménages, selon des données officielles publiées jeudi par l'ONS.

L'inflation dans le pays progresse rapidement dans le sillage de la dépréciation de la livre sterling suite au vote en faveur du Brexit en juin dernier. Les économistes s'attendent à ce qu'elle pénalise la demande des ménages, actuellement le principal moteur de l'économie britannique.

Sur le seul mois de février, les ventes au détail ont augmenté de 1,4% par rapport à janvier, une progression supérieure à toutes les estimations, mais elle ne parvient pas à compenser la faiblesse de la demande des mois précédents, ajoute l'ONS. Les analystes anticipaient une hausse de 0,4% en février.

Sur les trois derniers mois à février, les ventes en volumes ont reculé de 1,4% après un repli de 0,5% sur les trois mois à fin janvier, leur plus forte baisse depuis mars 2010. Cela suggère une baisse de la croissance économique au premier trimestre, à moins d'un fort sursaut des ventes au mois de mars.

Par rapport à février 2016, les ventes en volumes ont progressé de 3,7%, contre une hausse de 2,6% anticipée par les analystes.

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* INFLATION DE 2,3% EN FÉVRIER, UN PIC DEPUIS SEPTEMBRE 2013

21 mars - Le taux d'inflation a encore augmenté pour atteindre 2,3% en février, dépassant pour la première fois depuis fin 2013 l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux de 2,1%, après 1,8% en janvier.

L'accélération de la hausse entre janvier et février est sans précédent depuis 2012 et le chiffre de février est le plus élevé depuis septembre 2013, a souligné mardi l'ONS.

Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,7%, après une décrue de 0,5% en janvier. Le marché prévoyait une hausse de 0,5%.

L'inflation est alimentée tout à la fois par la hausse des coûts d'importation, conséquence de la chute de la livre après le vote en faveur du Brexit en juin dernier, et la remontée des cours du pétrole qui renchérit notamment le prix de l'essence.

La BoE prévoit que l'inflation atteindra un pic de 2,8% au deuxième trimestre 2018 mais nombre d'économistes jugent probable une poussée jusqu'à 3%.

Hors énergie et alimentation, le taux d'inflation s'est établi à 2,0% en février, dépassant là aussi le consensus qui était à 1,8%.

L'inflation a aussi accéléré au niveau des prix producteurs avec un gain de 3,7%, une hausse sans précédent depuis décembre 2011 mais qui est conforme toutefois aux attentes du marché.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix à la production

* LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE MOINS PRONONCÉ QUE PRÉVU

21 mars - Le déficit budgétaire a été moins prononcé que prévu le mois dernier, grâce notamment à un niveau de recettes fiscales record pour un mois de février, ce qui met le ministre des Finances Philip Hammond en position de pouvoir se prévaloir d'une réduction significative du déficit de l'exercice 2016-2017, qui se termine fin mars.

Selon des données publiées mardi par l'ONS, ce déficit (hors participations dans les banques sauvées par l'Etat lors de la crise financière 2007-2009) est revenu à 1,803 milliard de livres (2,08 milliards d'euros) en février contre 4,560 milliards il y a un an et un consensus Reuters de 2,1 milliards.

Sur les 11 premiers mois de l'exercice budgétaire 2016-2017, le déficit ressort à 47,8 milliards de livres, en baisse de 29,4% sur un an.

Au début du mois, les prévisionnistes budgétaires de l'Office for Budget Responsibility (OBR), ont dit que le déficit devrait ressortir à 52 milliards de livres sur l'exercice en passe de se terminer, ce qui représente 2,6% du produit intérieur brut (PIB), un ratio au plus bas depuis neuf ans.

L'OBR avait alors nettement revu à la baisse sa prévision de déficit budgétaire par rapport à sa projection, nouvelle illustration de la résistance de l'économie du pays au choc du Brexit.

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* LE CHÔMAGE AU PLUS BAS DEPUIS 2005, SALAIRES AU RALENTI

15 mars - Le taux de chômage a reculé à son plus bas niveau depuis plus de 10 ans sur la période novembre-janvier, à 4,7%, mais les salaires ont connu dans le même temps leur plus faible croissance depuis près d'un an, un signe inquiétant pour l'économie alors que le pays se prépare à enclencher la procédure de divorce avec l'Union européenne.

A 4,7%, contre 4,8% en août-octobre, le taux de chômage est à son plus bas depuis l'été 2005, a précisé mercredi l'ONS. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux de chômage stable.

Le nombre de demandeurs d'emplois inscrits a baissé de 31.000, selon l'ONS.

Les rémunérations, primes et bonus inclus, ont augmenté parallèlement de 2,2% en rythme annuel en novembre-janvier, leur croissance la plus faible depuis février-avril 2016. En données ajustées de l'inflation, la hausse n'est plus que de 0,7%, au plus bas depuis octobre 2014.

Ce volet de la statistique fait craindre pour la consommation des ménages, l'un des principaux moteurs de la croissance britannique.

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* DÉFICIT COMMERCIAL DE £10,83 MILLIARDS EN JANVIER

10 mars - Le déficit commercial marchand a enregistré une contraction inattendue en janvier, à 10,833 milliards de livres sterling (12,42 milliards d'euros), après 10,915 milliards en décembre (chiffre révisé), a annoncé vendredi l'ONS.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un solde négatif de 11,05 milliards de livres.

Les données du quatrième trimestre ont en outre été révisées à la baisse, l'ONS précisant que son estimation de déficit sur la période est désormais de cinq milliards de livres contre 8,6 milliards de livres précédemment.

Autre signe positif pour le commerce extérieur du pays, les volumes de biens exportés sur les trois mois à fin janvier ont augmenté de 8,7%, soit leur progression la plus marquée sur une telle période depuis plus de 10 ans.

Un statisticien de l'ONS a dit ne pas avoir relevé de preuves claires que la dépréciation de la livre depuis le vote du 23 juin en faveur du Brexit avait dopé les exportations, tout en disant que l'amélioration de ces dernières observée depuis six mois suggéraient une amélioration de la compétitivité de la Grande-Bretagne sur les marchés internationaux

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* FORTE HAUSSE DE LA PRODUCTION MANUFACTURIÈRE SUR 3 MOIS

10 mars - La production manufacturière a baissé plus que prévu en janvier mais sur les trois mois à fin janvier, elle affiche sa hausse la plus marquée depuis la période mars-mai 2010, des données publiées vendredi que suggèrent que la baisse accusée par la livre depuis le Brexit dope le secteur.

Selon l'ONS, cette production a reculé de 0,9% sur le premier mois de l'année contre +2,2% (chiffre révisé) et un consensus des économistes interrogés par Reuters de -0,6%.

Sur les trois mois à fin janvier, la production manufacturière affiche cependant une progression de 2,1%.

La production industrielle a de son côté reculé de 0,4% en janvier, évolution conforme au consensus, après une augmentation de 0,9% (chiffre révisé) en décembre.

Sur un an, la production manufacturière a progressé de 2,7% et la production industrielle de 3,2%.

Ces dernières années, la production manufacturière n'a guère progressé mais elle semble se reprendre depuis quelques mois, aidée, outre la perte de valeur de la livre depuis le référendum du 23 juin, par une reprise d'activité dans certains pays européens.

La production manufacturière ne pèse cependant qu'à hauteur de 10% du produit intérieur brut (PIB) britannique et certains signes laissent entrevoir que les ménages, dont la consommation a permis au pays d'encaisser le choc du Brexit, deviennent de plus en plus prudents.

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Les indicateurs britanniques en temps réel

Les indicateurs publiés en février (Service économique)

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