8 mars 2017 / 21:29 / il y a 5 mois

POINT MARCHÉS-Wall Street baisse, pénalisée par le pétrole

(Actualisé avec volumes, dollar, Treasuries, or)

* Le Dow a perdu 0,33% et le S&P-500 0,23%, le Nasdaq a pris 0,06%

* Le secteur de l'énergie plombé par la chute du pétrole

* Une hausse de taux semble se préciser

par Chuck Mikolajczak

8 mars (Reuters) - La Bourse de New York a fini mercredi en ordre dispersé, le Dow Jones et le S&P-500 étant particulièrement pénalisés par la chute des cours du pétrole.

L'indice Dow Jones a perdu 69,03 points, soit 0,33%, à 20.855,73. Le Standard & Poor's 500, plus large et principale référence des investisseurs, a cédé 5,41 points, soit 0,23%, à 2.362,98. Soutenu notamment par Microsoft (+0,92%), le Nasdaq Composite a en revanche arraché un gain de 3,62 points (0,06%) à 5.837,55.

Il s'agit de la troisième séance consécutive de baisse pour le Dow et le S&P-500. Ces deux indices, comme le Nasdaq, ont touché des records la semaine dernière dans l'espoir que le Congrès et Donald Trump s'entendront sur des mesures de relance budgétaire, de dérégulation et de baisses d'impôts défendues par le nouveau président américain.

"Les actions sont au carrefour de l'optimisme et de l'inquiétude et elles vont probablement aller dans un sens et dans l'autre jusqu'à ce que nous obtenions plus de clarté de la part de la Fed et des législateurs", dit Terry Sandven, responsable de la stratégie actions chez US Bank Wealth Management.

"Je pense que dans une certaine mesure, les actions sont valorisées à la perfection et plusieurs indicateurs invitent à la prudence", ajoute-t-il.

Le secteur privé américain a pourtant créé 248.000 postes le mois dernier selon l'enquête du cabinet ADP, alors que le consensus Reuters donnait un chiffre de 190.000 seulement.

Cette enquête est considérée comme un bon indicateur de la tendance du marché du travail et les investisseurs attendent désormais la publication vendredi du rapport mensuel du département du Travail, qui sera décortiqué à la loupe avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, mardi et mercredi prochains.

CATERPILLAR RECULE, UNE ENQUÊTE POUR FRAUDE FISCALE ÉVOQUÉE

Le marché juge désormais quasi certain un relèvement d'un quart de point de l'objectif de taux des "fed funds" le 15 mars et la principale interrogation porte maintenant sur la possibilité d'une accélération du rythme du resserrement monétaire.

Cette perspective n'a cependant pas profité aux valeurs financières, stables, même si le titre Citigroup (+1,00%) a touché un pic de plus de huit ans.

Elle a en revanche pesé sur les secteurs généralement recherchés pour leur rendement, comme les services aux collectivités ("utilities") (-1,54%).

Ce sont toutefois les valeurs de l'énergie qui ont collectivement le plus souffert ce mardi avec un recul de 2,54% en raison de la chute de plus de 5% des cours du pétrole après l'annonce d'une augmentation plus forte que prévu des stocks de brut la semaine dernière aux Etats-Unis.

Exxon Mobil (-1,81%) et Chevron (-1,97%) ont lourdement pesé sur le Dow et ont été les principaux freins sur le S&P-500, sur lequel les huit plus fortes baisses sont à mettre au débit d'entreprises du secteur de l'énergie comme Marathon Oil (-8,66%).

Autre valeur à la baisse, la plus forte du Dow, Caterpillar a cédé 2,82% après un article du New York Times selon lequel un rapport établi à la demande des autorités fédérales américaines conclut que le géant des engins de terrassement et de travaux publics s'est rendu coupable de fraude fiscale et de fraude comptable lors du rapatriement de milliards de dollars de trésorerie détenus par des filiales étrangères.

Le spécialiste des revêtements PPG Industries a pour sa part bondi de 6% sur des rumeurs de rapprochement avec le néerlandais Akzo Nobel.

Environ 7,07 milliards de titres ont été échangés sur les marchés actions américains, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne quotidienne de 6,94 milliards sur les 20 dernières séances.

La perspective d'une hausse des taux la semaine prochaine de la part de la Fed a contribué à raffermir le dollar, remonté juste en-dessous d'un pic de deux mois touché la semaine dernière face à un panier de devises de référence.

De même, le rendement à deux ans des emprunts du Trésor américain a grimpé à un plus haut de plus de sept ans et demi et celui du papier à 10 ans a aussi progressé malgré une forte demande pour une adjudication de 20 milliards de dollars à cette échéance.

La vigueur du dollar a continué à faire reculer l'or, qui se rapproche progressivement de 1.200 dollars l'once. (Avec Yashaswini Swamynathan; Bertrand Boucey pour le service français)

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