4 mars 2017 / 14:47 / dans 8 mois

La banque centrale grecque veut des objectifs fiscaux allégés

ATHENES, 4 mars (Reuters) - Les bailleurs de fonds de la Grèce devraient revoir à la baisse leurs exigences en matière fiscale, permettant ainsi au pays d‘exploiter au mieux son potentiel de croissance, a déclaré samedi le gouverneur de la banque centrale.

L‘objectif fixé d‘un excédent primaire - hors service de la dette - de 3,5% du produit intérieur brut devrait être abaissé à 2%, a estimé Yannis Stournaras lors d‘un forum économique qui se tenait à Delphes.

“Un allègement de cet objectif d‘excédent primaire, associé à la mise en place des réformes structurelles convenues, fournirait les conditions requises à un abaissement progressif des taux d‘imposition, avec à la clé des effets multiplicateurs sur la croissance économique”, a-t-il fait valoir.

La hausse des impôts a été un des points essentiels du programme d‘ajustement imposé à la Grèce depuis 2010, un élément qui, selon Yannis Stournaras, a étouffé la croissance, sans parler d‘alimenter l‘évasion fiscale.

La Grèce espère parvenir à un accord provisoire avec ses créanciers internationaux avant la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) le 20 mars, a déclaré mardi le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos.

Athènes et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d‘Alexis Tsipras dans le cadre du plan d‘aide international.

Les discussions avec les experts de la Commission européenne, du Mécanisme européen de stabilité (MES), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) piétinent depuis des mois.

Ceci est notamment dû aux retards pris par certaines réformes et à des désaccords entre les bailleurs de fonds eux-mêmes sur la participation du FMI au troisième plan de sauvetage, d‘un montant de 86 milliards d‘euros.

L‘incertitude entourant ces discussions a ravivé les craintes d‘une nouvelle crise financière dans la zone euro.

La Grèce n‘a pas besoin d‘emprunter avant le début du troisième trimestre mais si les tranches d‘aide ne lui sont pas allouées en temps voulu, elle risque de faire défaut sur ses remboursements en juillet, à hauteur de 7,5 milliards d‘euros. (Angeliki Koutantou, Gilles Trequesser pour le service français)

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