10 février 2017 / 09:58 / dans 7 mois

GB/Indicateurs-Le nombre de chômeurs chute de 42.400 en janvier

LONDRES, 15 février (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* NOUVELLE CHUTE DU NOMBRE DE CHÔMEURS INSCRITS EN JANVIER

15 février - Le nombre de personnes inscrites au chômage a continué de baisser fortement en janvier au Royaume-Uni, alors qu‘il était attendu en légère hausse, selon les données publiées mercredi par l‘Office de la statistique nationale.

Le nombre de chômeurs a baissé de 42.400 à 787.400 après un recul révisé à 20.500 (-10.100 en première estimation) en décembre. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 800.

L‘ONS a averti que la série statistique était volatile en raison de la réforme en cours du système d‘indemnisation.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail est resté stable à 4,8% au quatrième trimestre, son plus bas niveau depuis 11 ans.

Le taux d‘emploi a atteint un nouveau record de 74,6% sur cette période, le nombre de personnes employées ayant augmenté de 37.000 à 31,84 millions.

La croissance des salaires a décéléré avec une hausse annuelle de 2,6% sur la période octobre-décembre, contre 2,8% en septembre-novembre, alors que les économistes anticipaient une progression de 2,8%.

Hors primes, les salaires ont augmenté de 2,6% sur un an, à comparer à un consensus de +2,7%.

Tableau

* INFLATION DE 1,8% EN JANVIER, UN PIC DEPUIS JANVIER 2014

14 février - Le taux d‘inflation a atteint 1,8% en janvier, au plus haut depuis juin 2014 mais un peu inférieur aux attentes, a annoncé mardi l‘Office de la statistique nationale (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux d‘inflation de 1,9%, après 1,6% en décembre.

Par rapport à décembre, les prix ont diminué de 0,5%.

Hors énergie et alimentation, le taux d‘inflation s‘est établi à 1,6%, comme en décembre, là aussi inférieur au consensus qui était à 1,8%.

La hausse du mois dernier est largement due aux prix de l‘énergie, en hausse de 3,4% sur un mois et de 16,8% sur un an.

Leur augmentation est encore plus importante au niveau des prix producteurs, avec un gain de 20,5% sur un an, une hausse sans précédent depuis septembre 2008 qui reflète le rebond des cours du pétrole (+88%).

Les prix producteurs dans leur ensemble ont augmenté de 0,6% sur un mois et de 3,5% sur un an après respectivement +0,2% et +2,8% en décembre, ces deux derniers chiffres ayant été révisés en hausse de 0,1 point. Le taux annuel de décembre est le plus élevé depuis janvier 2012.

La Banque d‘Angleterre projette que l‘inflation au niveau des prix à la consommation atteindra 2,7% à un horizon d‘un an, conséquence de la hausse des coûts d‘importation provoquée par la dépréciation de la livre depuis le vote du “Brexit”.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix à la production

* LA PRODUCTION MANUFACTURIÈRE A RÉSISTÉ AU BREXIT

10 février - La production manufacturière a augmenté plus que prévu en décembre, nouvelle preuve de la résistance de l‘économie britannique au Brexit.

Sa hausse est de 2,1% sur novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters, n‘anticipaient qu‘un gain de 0,5%. Par rapport à décembre 2015, elle a progressé de 4,0%, pourcentage sans précédent depuis avril 2014.

Au dernier trimestre 2016, la production manufacturière a ainsi enregistré une croissance de 2,1% par rapport aux trois mois précédents.

La hausse de décembre est due en grande partie au secteur pharmaceutique, notoirement instable, a précisé l‘Office de la statistique nationale (ONS) vendredi.

La production industrielle a elle augmenté de 1,1% en décembre, au lieu de +0,2% attendu, soit de 4,3% en glissement annuel, un rythme sans équivalent depuis janvier 2011.

L‘ONS précise qu‘en dépit de ces solides indicateurs, il maintient sa prévision d‘une croissance du PIB de 0,6% au quatrième trimestre.

Tableau

* LE DÉFICIT COMMERCIAL MOINS IMPORTANT QUE PRÉVU

10 février - Le déficit commercial marchand s‘est contracté plus que prévu en décembre, à 10,89 milliards de livres sterling (12,77 milliards d‘euros), alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient un solde négatif de 11,5 milliards, a annoncé vendredi l‘Office de la statistique nationale (ONS).

L‘amélioration est due notamment aux exportations de biens instables comme l‘or et les pièces détachées pour l‘aéronautique, précise l‘ONS, qui dit avoir peu d‘indications sur une réduction du déficit commercial liée à la dépréciation de la livre dans le sillage du vote des Britanniques en faveur d‘une sortie de l‘Union européenne.

En excluant les biens instables et volatils, le déficit commercial britannique s‘est accru au dernier mois de 2016.

Tableau

Les indicateurs britanniques en temps réel

Les indicateurs du mois de janvier

Service économique

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