2 février 2017 / 16:55 / il y a 10 mois

Trump défend son décret, Microsoft propose des aménagements

WASHINGTON, 2 février (Reuters) - Donald Trump a justifié jeudi par la nécessité de garantir la liberté religieuse et la tolérance aux Etats-Unis son décret anti-immigration à l‘origine d‘une vague de contestation.

S‘exprimant à Washington lors d‘un petit-déjeuner annuel de prières auquel participait cette année le roi Abdallah de Jordanie, le président américain a dit vouloir empêcher que les forces de l‘intolérance établissent une “tête de pont” aux Etats-Unis.

“Notre nation dispose du système d‘immigration le plus généreux de la planète”, a-t-il dit. “Il y a ceux qui veulent exploiter cette générosité pour saper les valeurs qui nous sont si chères. Il y a ceux qui tenteraient d‘entrer dans notre pays pour y répandre la violence ou pour y opprimer d‘autres sur la base de leur foi ou de leur style de vie. Pas bien. Nous ne laisserons pas une tête de pont de l‘intolérance se répandre dans notre nation.”

Le décret signé vendredi dernier par Trump suspend pour 90 jours au moins l‘admission sur le sol américain de ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Syrie, Yémen, Somalie et Soudan). L‘admission de réfugiés, quelle que soit leur provenance, est suspendue pour 120 jours au moins; pour les réfugiés syriens, l‘interdiction n‘est pas limitée dans le temps.

La nouvelle administration, a-t-il dit jeudi, mettra en place un nouveau système garantissant que les personnes entrant sur le sol des Etats-Unis acceptent leurs valeurs, y compris la liberté religieuse.

MICROSOFT DEMANDE DES EXEMPTIONS

Une semaine après la signature de cet “executive order” censé “protéger la nation de l‘arrivée de terroristes étrangers aux Etats-Unis”, la contestation se poursuit.

La firme Microsoft, qui soutient le recours juridique de l‘Etat de Washington, a annoncé jeudi avoir adressé à l‘administration Trump une proposition d‘amendement.

L‘idée est d‘accorder des dérogations à des ressortissants des sept pays concernés pour qu‘ils puissent entrer ou sortir des Etats-Unis en cas d‘urgence familiale ou pour affaires.

Dans une lettre adressée à John Kelly, secrétaire à la Sécurité intérieure, et à Rex Tillerson, qui dirige le département d‘Etat, le président de Microsoft, Brad Smith, expose ce projet d‘examen au cas par cas.

Il fait aussi observer que Kelly et Tillerson disposent des prérogatives nécessaires pour accorder des exemptions au décret d‘interdiction signé par Trump.

A l‘instar de Microsoft, plusieurs compagnies du secteur des technologies, dont Alphabet-Google, Apple et Amazon, ont affiché leur opposition à cette interdiction, soulignant qu‘elles travaillent avec des employés du monde entier et que leur secteur est tributaire de “talents étrangers”.

Microsoft a précisé jeudi que 76 de ses salariés et 41 de leurs proches étaient concernés par cette interdiction. (Jeff Mason et Roberta Rampton, avec Stephen Nellis; Henri-Pierre André pour le service français)

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