26 janvier 2017 / 15:27 / il y a 7 mois

Le FMI veut participer au plan d'aide à la Grèce-Dijsselbloem

BRUXELLES, 26 janvier (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) entend continuer à participer pleinement au troisième plan d'aide international à la Grèce, a déclaré jeudi le président de l'Eurogroupe.

Ce plan, d'un montant de 86 milliards d'euros, est versé par tranches en fonction de la mise en oeuvre des réformes promises par la Grèce en août 2015 en échange de ces fonds.

Jeroen Dijsselbloem réagissait ainsi à des informations faisant état de la volonté des pays de la zone euro de laisser le FMI de côté en raison de difficultés à s'accorder avec l'institution de Washington sur les réformes, les objectifs budgétaires et l'aménagement de la dette.

"J'ai parlé à (la directrice générale du FMI Christine) Lagarde récemment et elle m'a réaffirmé que le FMI avait toujours la ferme intention de demeurer dans le programme et d'y participer pleinement", a-t-il dit à des journalistes.

Les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro sont réunis jeudi à Bruxelles, comme ils le font chaque mois, mais leurs discussions ne devraient pas aboutir à un accord sur la Grèce.

Un responsable de la zone euro a d'ailleurs déclaré la veille qu'Athènes et ses créanciers de la zone euro ne devraient pas conclure d'accord sur les conclusions du deuxième examen des réformes mises en oeuvre par Athènes avant la réunion de l'Eurogroupe de février.

Pour autant, la Grèce a dépassé ses objectifs budgétaires l'an passé et les atteindra sans doute cette année, étant ainsi bien partie pour réaliser un excédent primaire de 3,5% de produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, a déclaré de son côté le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis.

Cet objectif, assigné par la Commission européenne, est important car la zone euro pourrait alléger encore plus sensiblement l'endettement de la Grèce si elle l'atteignait et s'y tenait plusieurs années durant.

Les discussions entre Athènes et ses créanciers institutionnels calent depuis des mois en raison des divergences qui opposent les deux parties sur les réformes des marchés du travail et de l'énergie, sur les objectifs budgétaires et sur les mesures d'allègement de la dette au-delà de 2018.

Athènes espère intégrer le programme de rachats d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) d'ici mars et ce afin de prendre le pouls du marché obligataire et d'être en mesure d'ici août 2018, lorsque le renflouement en cours sera achevé, de refinancer intégralement sa dette sans le secours des institutions internationales. (Jan Strupczewski, Francesco Guarascio et Waverly Colville; Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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