13 janvier 2017 / 15:28 / il y a 7 mois

SYNTHESE-JPMorgan et BofA misent sur l'effet Trump pour 2017

(Actualisé avec déclarations des dirigeants, cours de Bourse)

* Bénéfice en hausse de 24% au T4 pour JPMorgan, de 47% pour BofA

* L'"effet Trump" sur les marchés a porté les résultats

* Wells Fargo continue de souffrir du scandale des comptes fantômes

* Les valeurs bancaires en hausse à Wall Street

NEW YORK, 13 janvier (Reuters) - Les dirigeants de JPMorgan Chase et Bank of America, les deux premières banques américaines par les actifs, ont fait part de leur optimisme pour 2017 après avoir donné vendredi le coup d'envoi de la saison des résultats trimestriels avec des chiffres positifs.

Les deux premières banques américaines ont publié des résultats soutenus par la hausse de l'activité des marchés en fin d'année après l'élection de Donald Trump ainsi que par des taux d'intérêt plus élevés.

Les résultats de Wells Fargo continuent pour leur part de porter la marque du scandale des comptes fantômes mais n'en sont pas moins légèrement supérieurs aux attentes.

Wall Street a réservé un bon accueil à ces résultats.

JPMorgan a gagné jusqu'à près de 2%, la plus forte hausse du Dow Jones, avant de réduire ses gains pour revenir pratiquement à l'équilibre à la mi-séance. Bank of America et Wells Fargo s'adjugaient alors respectivement 0,4% et 1,8%.

L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre s'est traduite sur les marchés par une augmentation des volumes de transactions et par une nette hausse des actions comme des rendements obligataires, les promesses de relance, de dérégulation et de baisses d'impôts du futur locataire de la Maison blanche alimentant l'espoir d'une accélération de la croissance et d'une remontée des taux d'intérêt.

DEUX PDG ENTHOUSIASTES

"Nous sommes très optimistes pour l'avenir, optimistes concernant les nouvelles politiques qui devraient stimuler la croissance", a déclaré le PDG de Bank of America, Brian Moynihan.

Une vision optimiste partagée par son homologue chez JPMorgan, Jamie Dimon: "L'économie s'améliore un peu, les taux d'intérêt aident et à l'avenir, nous aurons probablement un meilleur environnement sur les plans politique, juridique et réglementaire", a déclaré ce dernier.

Numéro un du secteur aux Etats-Unis par les actifs, JPMorgan a ainsi enregistré une hausse de 24% de ses bénéfices sur les trois derniers mois de 2016 à 6,73 milliards de dollars (6,32 milliards d'euros), soit 1,71 dollar par action.

En excluant un gain fiscal exceptionnel, son bénéfice par action (BPA) est ramené à 1,58 dollar mais dépasse le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, qui le donnait à 1,44 dollar.

JPMorgan étant l'un des plus gros acteurs du marché de la banque d'investissement, les fluctuations de l'activité des marchés ont un impact marqué sur ses résultats financiers.

Les revenus de l'activité de taux fixes du groupe - la plus volatile - ont bondi de 31% à 3,4 milliards de dollars, celles du trading actions de 8% à 1,2 milliard.

De son côté, Bank of America a publié un bénéfice trimestriel en hausse de 46,8% à 4,34 milliards de dollars, soit 40 cents par action. Hors éléments exceptionnels, son BPA atteint 42 cents, soit quatre de plus qu'attendu en moyenne par les analystes.

BOFA CONTINUE DE RÉDUIRE SES COÛTS

Au-delà de la hausse de l'activité et des cours, le numéro deux du secteur aux Etats-Unis a profité de la réduction de ses coûts, qu'il a accélérée après les critiques essuyées par le PDG, Brian Moynihan.

Si le produit net bancaire n'a augmenté que de 2%, ce qui a déçu certains analystes, ses dépenses d'exploitation ont diminué de 6% grâce au plan d'économies mis en oeuvre en cours d'année, qui vise à les réduire de cinq milliards au total d'ici 2018.

Le directeur financier de BofA, Paul Donofrio, a souligné lors d'une téléconférence que ce plan avait été l'un des principaux moteurs de la hausse des résultats. Mais le chemin à parcourir est encore long: le ratio d'efficacité du groupe atteignait encore 65,1% au quatrième trimestre alors que Donofrio s'est fixé un objectif de 60%.

Pour les mois à venir, BofA compte profiter de la remontée des taux d'intérêt après le resserrement de la politique monétaire décidé mi-décembre par la Réserve fédérale: Paul Donofrio a dit tabler sur un revenu net d'intérêts supplémentaire de 600 millions de dollars au premier trimestre.

BofA est considérée comme la grande banque américaine la plus sensible à l'évolution des taux en raison de la composition de son bilan.

La donne est différente pour Wells Fargo: numéro un du crédit immobilier aux Etats-Unis, la banque devrait en principe bénéficier elle aussi de la remontée des taux. Mais ce facteur est occulté par l'impact toujours marqué du scandale des comptes fantômes, ces comptes ouverts par millions par une partie de ses salariés à l'insu des clients dans le but d'atteindre leurs objectifs commerciaux.

L'affaire a coûté son poste au PDG de la banque, John Stumpf, en octobre, et elle pèse sur les résultats: à 4,87 milliards de dollars, soit 96 cents par action, le bénéfice net trimestriel du groupe accuse son cinquième recul consécutif tandis que le produit net bancaire est inférieur aux attentes.

Le bénéfice par action a néanmoins dépassé le consensus, ce qui explique la hausse du titre à Wall Street. (David Henry et Dan Freed, avec Sweta Singh, Sruthi Shankar et Nikhil Subba à Bangalore; Marc Angrand pour le service français)

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