9 janvier 2017 / 17:21 / il y a 7 mois

LEAD 1-Rosengren (Fed) attend davantage de hausses de taux en 2017

(Actualisé avec de nouvelles citations)

HARTFORD, Connecticut, 9 janvier (Reuters) - La Réserve fédérale devra accélérer le rythme de ses hausses de taux sous peine de s'exposer à des risques inflationnistes, a estimé lundi Eric Rosengren, le président de la Fed de Boston.

En 2016, la banque centrale américaine n'a relevé qu'une seule fois ses taux, en décembre, comme cela avait déjà été le cas en 2015 après dix années de statu quo.

"Je pense que la normalisation de la politique monétaire devra être plus rapide que lors de l'année passée", déclaré Eric Rosengren lors d'une conférence dans le Connecticut.

A 4,7%, le taux de chômage est à un niveau bas qui est soutenable sur le long terme tandis que l'inflation pourrait atteindre l'objectif de 2% de la Fed d'ici la fin de l'année, a-t-il fait valoir.

"Sans nouvelles hausse graduelles des taux d'intérêt, on pourrait craindre que le taux de chômage ne passe sous son niveau soutenable sur le long terme et qu'en conséquence l'inflation dépasse l'objectif de 2% de la Fed", a-t-il dit.

"La politique monétaire devra s'ajuster pour éviter un dépassement de ces deux éléments du double mandat de la Fed, ce qui pourrait menacer la reprise économique."

Les membres du comité de politique monétaire (Fomc) de la Fed anticipent en moyenne trois nouveaux relèvements de taux en 2017.

Ce rythme, plus soutenu que celui actuellement intégré par les marchés, "semble raisonnable si on continue de voir le PIB réel afficher une croissance supérieure au potentiel", a souligné Eric Rosengren, ajoutant que le moment choisi pour les hausses de taux serait fonction des indicateurs économiques, de la situation de l'économie mondiale mais aussi de la politique budgétaire suivie aux Etats-Unis.

Les marchés actions américains ont fortement monté depuis l'élection de Donald Trump le 8 novembre, dans l'anticipation de dépenses d'infrastructures, de mesures de déréglementation et de baisses d'impôts.

La consommation des ménages, moteur de la reprise américaine, tend à augmenter quand la Bourse se porte bien et la Fed devra en tenir compte dans ses projections, a noté Eric Rosengren.

Les prévisions de croissance actuelles de la Fed ne justifient pas de relever les taux à chaque réunion du Fomc, comme cela avait été le cas entre 2004 et 2006, mais la banque centrale doit néanmoins rendre sa politique monétaire moins accommodante, a-t-il fait valoir.

"Mon pronostic est qu'on atteindra les deux éléments du double mandat d'ici la fin de 2017. De ce fait, je pense qu'une augmentation toujours graduelle mais un peu plus régulière de l'objectif des fed funds sera nécessaire", a-t-il expliqué.

Le président de la Fed de Boston, qui ne vote pas aux réunions de politique monétaire cette année, a longtemps fait figure de "colombe" au sein de la banque centrale mais il a durci sa position en 2016, un revirement qu'il a expliqué lundi par l'amélioration des indicateurs économiques américains. (Ann Saphir, Véronique Tison pour le service français)

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