4 janvier 2017 / 13:57 / il y a 8 mois

GB-Les crédits à la consommation à un pic de 11 ans

LONDRES, 4 janvier (Reuters) - L'encours des crédits à la consommation en Grande-Bretagne a connu sa plus forte hausse depuis plus de 11 ans au mois de novembre, signe de la solidité de l'économie britannique après le vote du Brexit, mais qui pourrait également annoncer une inflation plus élevée que prévu.

Le solde net des prêts à la consommation a dépassé les prévisions pour s'élever à 1,926 milliard de livres (2,27 milliards d'euros), soit 10,8% de plus qu'en novembre 2015, selon les données publiées mercredi par la Banque d'Angleterre.

Il s'agit de la plus forte hausse mensuelle depuis mars 2005.

Les crédits immobiliers ont pour leur part augmenté de 3,157 milliards de livres en novembre.

La Grande-Bretagne devrait avoir enregistré en 2016 l'un des plus forts taux de croissance des pays développés. Mais elle devra faire face en 2017 à une situation plus difficile, les effets de la baisse de la livre sterling enclenchée depuis le vote en faveur de Brexit commençant à peser sur les prix à la consommation.

Les dépenses des ménages ont été le principal moteur de la croissance dans les trois mois qui ont suivi le référendum de juin, les Britanniques économisant la plus faible part de leurs revenus depuis 2008.

Les chiffres publiés mercredi suggèrent que la tendance a perduré à la fin de 2016, mais on ignore pour combien de temps.

"Une croissance si rapide des crédits non garantis est insoutenable à moyen terme, et le récent repli de la confiance des ménages suggère que les consommateurs emprunteront plus prudemment en 2017", explique Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics, dans une note à ses clients.

Les enquêtes sur la confiance des consommateurs ont montré que les perspectives économiques inquiétaient les ménages. Le Royaume-Uni se préparant à entamer un cycle de deux ans de discussions pour quitter l'Union, ils sont plus enclins à réaliser dès à présent des achats importants.

Mercredi, le distributeur Next a abaissé son objectif de bénéfice pour l'exercice en cours et averti sur les perspectives de l'année suivante, après de mauvaises ventes de fin d'année.

Cette annonce de l'enseigne britannique d'habillement la plus rentable de ces 10 dernières années a ébranlé le secteur et constitue peut-être un signe avant-coureur d'un changement.

David Milliken, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below