4 janvier 2017 / 05:01 / il y a 9 mois

LEAD 2-Wall Street entame 2017 sur l'élan haussier de 2016

* Le Dow a gagné 0,6% et le S&P-500 et le Nasdaq tous deux 0,85%

* Optimisme prudent des investisseurs avant la présidence Trump

* Le secteur de la santé repart de l‘avant (Répétition sans changement d‘une dépêche transmise mardi soir)

par Noel Randewich

NEW YORK, 4 janvier (Reuters) - La Bourse de New York a commencé mardi la nouvelle année par une séance de hausse, conservant ainsi l‘élan des dernières semaines de 2016 né de la victoire de Donald Trump à l‘élection présidentielle américaine.

Les trois grands indices ont toutefois terminé en deçà de leurs plus hauts du jour, signe que certains investisseurs attendent de voir la mise en oeuvre concrète des promesses de campagne de Donald Trump, mêlant baisses d‘impôts et dérégulation, avant de poursuivre le mouvement de hausse.

L‘indice Dow Jones a gagné 119,16 points, soit 0,60%, à 19.881,76. Le S&P-500, plus large et principale référence des investisseurs, a pris 19,00 points, soit 0,85%, à 2.257,83. Le Nasdaq Composite a avancé de 45,97 points (0,85%) à 5.429,08.

Le S&P-500 a pendant un temps progressé de plus de 1% mardi avant d‘effacer une partie de ses gains. Pour Warren West, de Greentree Brokerage Services, cela illustre les doutes quant à la capacité de Donald Trump à mettre en oeuvre ses réformes face à un Congrès, pourtant républicain comme lui, soucieux de ne pas trop aggraver le déficit fédéral.

“Le président élu ne peut tout simplement pas donner un coup de baguette magique. Il doit composer avec le Congrès et le Congrès ne se montre pas capable de parvenir à un accord en son sein”, dit-il.

Le fait que le Dow Jones reste depuis mi-décembre à portée du seuil historique des 20.000 points sans parvenir à le franchir incite aussi certains investisseurs à juger peu probable une nouvelle poussée à la hausse à court terme.

XEROX S‘ENVOLE

Deux indicateurs publiés mardi ont néanmoins contribué à alimenter un certain optimisme quant à la situation économique des Etats-Unis avec une accélération plus forte que prévu de l‘activité du secteur manufacturier en décembre et des dépenses de construction en novembre.

Ces données ont fait grimper le dollar, qui a touché un pic de 14 ans face à un panier de devises de référence contre lequel il a pris plus de 1%, au-dessus de 103.

Le billet vert ne cesse de se raffermir en raison des projets jugés inflationnistes de Donald Trump, qui devraient conforter la Réserve fédérale dans sa volonté d‘accélérer le relèvement de ses taux cette année.

Mêmes causes, mêmes conséquences pour le rendement à 10 ans des emprunts du Trésor américain, qui a grimpé jusqu‘à 2,518% avant de revenir vers 2,45%.

Tous les grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le vert, à l‘exception des services aux collectivités (“utilities”) (-0,3%), valeurs défensives par excellence.

Les télécoms (+1,9%) ont terminé en tête de peloton après des relèvements de recommandation de courtiers sur Verizon (+2,25%), principal contributeur à la hausse du S&P-500, et CenturyLink (+6,60%). Le secteur a rebondi d‘environ 18% depuis un creux de 10 mois touché mi-novembre.

Le changement d‘année a redonné des couleurs au secteur de la santé (+1,4%), le seul à avoir perdu du terrain en 2016. Endo International, en particulier, a gagné 6,07% après avoir été, de loin, la valeur plus malmenée du S&P-500 l‘année dernière, conclue sur un effondrement de 73%.

Le gain le plus spectaculaire du jour sur le S&P-500 revient à Xerox (+19,83%), qui a bouclé son projet de scission en conservant ses traditionnelles activités de matériel d‘impression tout en plaçant les services d‘externalisation pour les entreprises dans une autre entité, Conduent (-7,92%), qui a pour sa part subi la plus forte chute de l‘indice.

La future arrivée de Donald Trump à la Maison blanche semble avoir eu un effet positif sur Ford (+3,79%), qui a renoncé à un projet d‘usine au Mexique au profit d‘un investissement aux Etats-Unis.

Le directeur général du constructeur automobile, Mike Fields, a qualifié cette décision de “vote de confiance” envers le futur président, qui a certes promis des allègements fiscaux et réglementaires mais aussi de lourdes barrières douanières pour les entreprises américaines délocalisant leur production à l‘étranger. (Avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Bertrand Boucey pour le service français)

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