22 décembre 2016 / 12:59 / il y a 8 mois

GRAPHES-Performance des actifs-Wall Street et pétrole vedettes de 2016

* Performance des classes d'actifs en euro depuis fin 2015:

* bit.ly/2h5ewDa

par Marc Jones

LONDRES, 22 décembre (Reuters) - Le pétrole devrait terminer l'année en tête du palmarès des performances des classes d'actifs, son cours ayant presque doublé par rapport à son plus bas de l'année, un parcours sur lequel peu aurait parié en début de période quand il avait plongé à un plus bas de 12 ans.

La plupart des classes d'actifs ont connu un exercice agité au cours d'une année ponctuée de chocs souvent inattendus, du vote britannique en faveur du Brexit à l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

"Au regard de la fragilité des marchés financiers en début d'année et des événements qui se sont produits par la suite, qu'il s'agisse du Brexit, de Trump ou du référendum italien, il est assez remarquable qu'ils aient si bien résisté", a souligné Michael Metcalfe, responsable de la stratégie de State Street Global Markets.

Les cours du pétrole sont passés d'un point bas de 27 dollars à près de 58 dollars le baril, après avoir vécu deux de leurs plus mauvaises années. Les métaux industriels, cuivre en tête, mais aussi le zinc CMZN3> et l'étain, ont aussi enregistré des rebonds spectaculaires tandis que le rouble et le réal brésilien font la course en tête parmi les devises avec des hausses de plus de 17% par rapport au dollar.

Les actions ne se sont pas mal comportées non plus pour les investisseurs qui ont fait les bons choix géographiques.

Graphique sur la performance des classes d'actifs en dollar:

reut.rs/1WAiOSC

A Wall Street, le S&P 500 et le Dow Jones sont en hausse de 12% et 14% respectivement avec une nette accélération de leur progression depuis l'élection de Donald Trump à la Maison blanche.

La performance du Nikkei japonais exprimée en dollar ressort à 5% tandis que l'indice MSCI des marchés émergents progresse de 7%, mettant un terme à trois années de recul.

Le dollar a enregistré une troisième année consécutive de hausse, son panier contre six des principales devises mondiales enregistrant une hausse de 4,5% depuis l'élection de Trump.

Graphique sur l'évolution des principales devises contre le dollar : tmsnrt.rs/2egbfVh

Le yen affiche encore une progression de 2% en dépit d'une chute de 12% depuis l'élection présidentielle américaine. L'euro est en recul de 4,5% depuis le début de l'année.

Plombé par le Brexit, le sterling affiche un recul de 16% contre le dollar et de 12% contre l'euro, ne parvenant pas à se reprendre après sa chute à un plus bas de 31 ans au lendemain du vote britannique en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Graphique sur l'évolution du sterling depuis le Brexit : tmsnrt.rs/2hwV9Hv

Le peso mexicain, pénalisé par la rhétorique anti-immigration et protectionniste de Donald Trump, a perdu 15% de sa valeur tout comme la livre turque qui a fait les frais de l'instabilité politique en Turquie.

Mais, la livre égyptienne est, de loin, la devise qui a le plus souffert cette année avec une dépréciation de 60%, une dévaluation de 33% en novembre n'ayant pas enrayé sa chute.

La Bourse de Londres a en revanche connu une envolée depuis le Brexit progressant de 18%, ce qui lui permet d'être étale sur l'année.

Les actions européennes dans leur ensemble affichent encore une performance légèrement négative, les gains du CAC 40 parisien (+4,24%) ou du Dax 30 allemand (+6,75%) ne compensant pas les replis du FTSE MIB italien (-10,28%) ou de l'Ibex espagnol (-1,81%).

LES METAUX BRILLENT

La performance des obligations du Trésor américain à 10 ans , référence des marchés de taux mondiaux, est stable depuis le début de l'année mais en recul de 5% depuis l'élection de Donald Trump et le relèvement par la Réserve fédérale de ses taux directeurs d'un quart de point la semaine dernière.

Les autres grands marchés obligataires ne sont pas en reste. La performance des Bunds allemands à 10 ans est en recul de 6% depuis l'élection présidentielle américaine, celle des obligations d'entreprise en baisse de 3,5% et celle de la dette émergente rétrograde de 4,2% en dollar et de 6,5% en devises locales.

Sur l'ensemble de l'année, la dette émergente affiche toutefois une performance positive de 9% en dollar comme en devises locales tandis que les obligations à haut rendement inscrivent des gains de 14%.

Les matières premières et les actifs qui leur sont liés apparaissent toutefois comme les grands gagnants de l'année qui s'achève. L'indice sectoriel des minières européennes, porté par l'envolée des métaux industriels, a bondi de 60%, des poids lourds comme Anglo American et Glencore gagnant respectivement 280% et 200%.

L'or est encore en hausse de près de 7% bien que le métal jaune ait été l'un des actifs les plus pénalisés depuis l'élection présidentielle américaine. Parmi les matières premières agricoles, le café robusta progresse de plus de 40% et le sucre est en hausse de plus de 20%.

En queue de palmarès se trouve l'une des vedettes de l'année dernière, les actions A chinoises. Une réglementation boursière plus stricte, les inquiétudes persistantes sur la croissance chinoise et la dépréciation du yuan ont entraîné une chute de 18% des valeurs chinoises, exprimée en dollar.

Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand Boucey

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