16 décembre 2016 / 09:55 / dans un an

France-Lagarde sera fixée sur son sort lundi

PARIS, 16 décembre (Reuters) - La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a déclaré vendredi ne jamais avoir suspecté le moindre risque de fraude dans l‘arbitrage Tapie, et étouffé un sanglot à l‘évocation de “cinq années d‘épreuve”.

La Cour de justice de la République (CJR), qui la juge depuis lundi pour négligence ayant mené au détournement par un tiers de fonds publics, se prononcera sur son sort lundi à 15h00, a fait savoir la présidente.

“Ces cinq jours d‘audience mettent fin à cinq années d‘épreuve”, a déclaré l‘ex-ministre des Finances.

“J‘ai agi en conscience et en confiance”, a-t-elle ajouté.

“J‘aurais dû prendre en compte tous les risques, j‘ai essayé de le faire mais (...) le risque de la fraude m‘a totalement échappé”, a poursuivi Christine Lagarde.

“D‘alertes ou de mises en garde, jamais, d‘aucune sorte, d‘aucune part, alors j‘ai décidé et j‘assume les décisions”, a-t-elle conclu, disant espérer que si ses collaborateurs, avaient, eux, perçu la fraude, ils l‘auraient prévenue.

En 2008, un arbitrage à 403 millions d‘euros en faveur de Bernard Tapie a soldé un litige vieux de 15 ans qui l‘opposait au Crédit Lyonnais sur la revente d‘Adidas. Désormais entaché de fraude, il a été annulé au civil, et fait l‘objet d‘une enquête au pénal pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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