14 décembre 2016 / 17:29 / dans 9 mois

LEAD 1-Paolo Gentiloni obtient la confiance du Parlement italien

(Actualisé avec contexte)

par Crispian Balmer et Giselda Vagnoni

ROME, 14 décembre (Reuters) - Le nouveau président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a obtenu mercredi la confiance du Sénat après avoir reçu la veille celle de la Chambre des députés, ce qui va permettre à son gouvernement de prendre ses fonctions.

Les sénateurs se sont prononcés par 169 voix contre 99 en faveur du successeur de Matteo Renzi, qui a démissionné après le rejet de son projet de réforme constitutionnelle, lors du référendum du 4 décembre.

Après le vote des sénateurs, qui se sont prononcés par 169 voix contre 99, Paolo Gentiloni a promis de reprendre à son compte le programme de son prédécesseur, mais l‘un des principaux points pourrait bien subir le même sort que le projet de réforme constitutionnelle.

La Confédération générale italienne du travail (CGIL), premier syndicat de la péninsule, réclame la tenue d‘un nouveau référendum sur le projet de réforme du code du travail, autre projet emblématique de Matteo Renzi. La Cour constitutionnelle a fait savoir mercredi qu‘elle se prononcerait le 11 janvier.

Si elle lui donne gain de cause, la consultation pourrait avoir lieu l‘été prochain.

Le patronat parle d‘une manoeuvre pour torpiller le projet, qui propose de faciliter à la fois les embauches et les licenciements. Pour le ministre du travail, Giuliano Poletti, l‘initiative rend plus probable encore la tenue d‘élections législatives anticipées. Dans ce cas, le référendum sur la réforme du code du travail serait repoussé d‘un an.

PRIORITÉ À LA CRISE BANCAIRE

Le Mouvement 5 étoiles, première force de l‘opposition qui mise sur le vote sanction, milite pour un retour aux urnes aussi rapide que possible et promet d‘appeler à manifester dans les semaines qui viennent pour appuyer cette demande.

Autre signe de son souci de continuité, Paolo Gentiloni a présenté lundi un gouvernement qui est la copie presque conforme du précédent, ce qui lui a valu les critiques de certains députés, qui se sont abstenus en signe de protestation mardi.

Jugeant que les Italiens ont exprimé clairement leur volonté de changement le 4 décembre, plusieurs sénateurs ont quant à eux quitté les bancs de la chambre haute avant le vote de mercredi.

Avant même de s‘atteler à la réforme du code du travail, la priorité du nouveau président du Conseil sera d‘enrayer la crise bancaire qui se profile.

Les banques italiennes ploient sous les créances douteuses, en particulier la troisième d‘entre elles, Banca Monte dei Paschi di Siena.

L‘Etat italien est prêt à injecter des fonds si la banque ne parvient pas à lever auprès d‘investisseurs privés les cinq milliards d‘euros de capitaux frais dont elle a besoin pour rester en activité, a-t-on appris de source proche du Trésor.

Le conseil d‘administration de Monte dei Paschi s‘est réuni en urgence au cours du week-end après le refus de la Banque centrale européenne de lui accorder un délai supplémentaire de trois semaines, jusqu‘au 20 janvier, pour mettre à exécution son plan de sauvetage. (Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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