13 décembre 2016 / 19:40 / il y a 8 mois

LEAD 1-Les députés italiens votent la confiance à Gentiloni

(Actualisé avec vote de confiance des députés)

ROME, 13 décembre (Reuters) - Le président du Conseil italien Paolo Gentiloni, qui s'est dit prêt à aider les banques et à protéger l'épargne, a obtenu mardi la confiance de la Chambre des députés à une large majorité, franchissant le premier obstacle vers une investiture à la tête du gouvernement.

Gentiloni, qui a succédé à Matteo Renzi après la démission de ce dernier consécutive au rejet par référendum d'une réforme constitutionnelle, va devoir obtenir mercredi le soutien du Sénat.

Si les députés lui ont accordé leur confiance à une large majorité de 368 voix contre 105, le vote à la chambre haute du parlement devrait être plus incertain, Gentiloni y disposant d'une majorité a priori plus étroite.

Lundi, il avait présenté un gouvernement dans lequel la plupart des ministres ont conservé leur portefeuille, une initiative qui lui a valu les critiques de certains parlementaires qui se sont abstenus en signe de protestation mardi.

L'avenir politique du futur gouvernement demeure pourtant incertain car les observateurs estiment que des législatives anticipées pourraient être convoquées dans la première moitié de 2017, soit un an avant l'échéance prévue.

Le fragile soutien parlementaire sur lequel il peut compter devrait également être de nature à limiter ses ambitions de réforme et les prochaines semaines devraient être monopolisées par la gestion de la crise persistante du secteur bancaire.

Paolo Gentiloni a clairement précisé quels seraient ses premiers objectifs en annonçant que le gouvernement était prêt à intervenir pour aider les banques et protéger l'épargne des Italiens.

"Je veux dire très clairement que le gouvernement (...) est prêt à intervenir pour garantir la stabilité des banques et l'épargne de nos concitoyens", a dit Paolo Gentiloni dans son premier discours en tant que chef du gouvernement devant la Chambre des députés.

Les banques italiennes ploient sous les créances douteuses, en particulier la troisième d'entre elles, Banca Monte dei Paschi di Siena.

L'Etat italien est prêt à injecter des fonds si la banque ne parvient pas à lever auprès d'investisseurs privés les cinq milliards d'euros de capitaux frais dont elle a besoin pour rester en activité, a dit lundi une source au sein du Trésor.

Le numéro trois du secteur s'en tient à son projet de réunir cette somme d'ici la fin de l'année, malgré les incertitudes politiques nées de la démission du président du Conseil, Matteo Renzi, après sa défaite cinglante à un référendum sur un projet de réforme constitutionnelle il y a huit jours.

Le conseil d'administration de Monte dei Paschi s'est réuni en urgence au cours du week-end après le refus de la Banque centrale européenne (BCE) de lui accorder un délai supplémentaire de trois semaines, jusqu'au 20 janvier, pour mettre à exécution son plan de sauvetage.

Philip Pullella; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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