13 décembre 2016 / 13:49 / dans 9 mois

La discipline budgétaire de Ryad attestée dans le budget de 2017

par Marwa Rashad et Andrew Torchia

RYAD/DUBAI, 13 décembre (Reuters) - Le budget de 2017 de l‘Arabie saoudite recueillera sans doute les fruits d‘une nouvelle discipline budgétaire ayant permis une réduction du déficit plus importante que prévu cette année.

Cela permettrait au royaume de dépenser davantage pour remettre de l‘ordre dans une économie mise à mal par la chute des cours pétroliers.

De fait, 2016 aura été une année noire pour l‘économie saoudienne, que ce soit à cause du coup de frein brutal à la croissance ou des attaques spéculatives contre la monnaie nationale, motivées par un déficit budgétaire qui atteignait en 2015 le montant record de 367 milliards de rials (92 milliards d‘euros).

Mais depuis lors, une réduction d‘ampleur des dépenses supervisée par le fils du roi Salman, le vice-prince héritier Mohammed ben Salman, semble avoir ramené le déficit nettement en deçà des 326 milliards de rials projetés dans le budget 2016.

Plusieurs économistes saoudiens anticipent en moyenne un déficit de 240 milliards de rials cette année. Cela représenterait 10% du PIB, ce qui n‘est pas tenable à long terme mais est inférieur aux 15% de 2015.

“Le budget sera bien plus équilibré l‘an prochain et l‘accent sera mis sur l‘emploi et sur les projets qui sont d‘une aide directe à l‘économie”, a dit à Reuters un banquier saoudien.

Ryad veut moderniser une économie par trop dépendante du pétrole et par là même promouvoir une croissance du secteur privé. Mais au vu des coupes claires déjà pratiquées, il se peut que réduire le déficit soit plus progressif à l‘avenir, encore que le royaume ait peut-être dégagé d‘ores et déjà des marges de manoeuvre pour dépenser un peu plus en 2017.

Le récent rebond des cours du pétrole, en réaction aux différents accords de la production internationaux passés ces derniers jours, devrait l‘y aider.

Certains économistes pensent que le budget de 2017 sera modérément expansionniste en termes nominaux. Celui de 2016 reposait sur des dépenses projetées à 840 milliards de rials, en retrait sur les 975 milliards de 2015. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par)

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