13 décembre 2016 / 08:03 / il y a 8 mois

France-Le Crédit d'impôt recherche profite aussi aux PME

* Un instrument d'attractivité pour la France

* Les PME françaises au-dessus de la moyenne européenne

* Un dispositif qui coûte 5,6 milliards d'euros par an

PARIS, 13 décembre (Reuters) - Les dépenses de recherche & développement des filiales d'entreprises étrangères implantées en France ont augmenté de 67% entre 2007 et 2013, un bond lié à la réforme du crédit d'impôt recherche (CIR) qui est devenu un instrument majeur d'attractivité.

L'édition 2016 de l'Observatoire du CIR, une étude annuelle publiée mardi par Acies Consulting Group, montre aussi que les PME françaises, qui représentent l'écrasante majorité des bénéficiaires du CIR, sont passées au-dessus de la moyenne européenne en termes d'innovation.

Les dépenses de R&D des filiales étrangères en France sont passées de 5,2 milliards d'euros en 2007 à 8,7 milliards en 2013, soit 2,8 fois plus que l'augmentation totale des dépenses de recherche dans le même temps.

Parallèlement, les projets d'implantation de centres de R&D ont été multipliés par 3,3 et ont créé 10.757 emplois depuis 2008, année de la réforme du CIR.

Le dispositif, considéré comme l'un des plus incitatifs au monde et d'un coût pour les finances publiques prévu à 5,6 milliards d'euros en 2017, contribue à réduire de 25% le coût moyen d'un chercheur pour le ramener 18% sous le niveau allemand et 23% de moins qu'au Royaume-Uni.

En conséquence, l'effectif des chercheurs en entreprise a augmenté de 26% en France entre 2008 et 2014, soit 33.395 chercheurs supplémentaires en équivalent temps plein.

"Dans une période de crise économique, doublée d'un phénomène de désindustrialisation, le CIR permet ainsi aux entreprises françaises de rester dans la course à l'innovation", souligne Franck Debauge, animateur de l'Observatoire du CIR.

PLUS DE 22.000 ENTREPRISES CONCERNÉES

En 2015, l'intensité des entreprises françaises en R&D s'est stabilisée à un niveau record de l'équivalent de 1,45% du produit intérieur brut, soit 31,7 milliards d'euros.

Elles ont investi l'an passé près de sept milliards de plus en R&D qu'en 2007 alors que le CIR a augmenté dans le même temps de 3,55 milliards, ce qui confirme qu'un euro dépensé par l'Etat dans le cadre du dispositif génère des investissements sensiblement supérieurs.

Un total de 22.830 entreprises ont eu recours au CIR en 2013, dont 91% de PME de moins de 250 salariés. Et sur la période 2010-2012, 52,2% des PME françaises ont réalisé des activités d'innovation, soit 3,5 points de plus que sur la période 2006-2008, alors que dans le même temps, la proportion de PME européennes innovantes est passée de 50,5% à 47,9%.

Hors Asie, la France est le pays qui connaît la plus forte croissance de sa demande de brevets parmi les 10 plus grands dépositaires mondiaux, avec une progression de 26% entre 2007 et 2015.

Créé en 1983 et réformé en 2008 sous Nicolas Sarkozy, le CIR a été reconduit et "sanctuarisé" par François Hollande dans le budget de l'Etat tout au long de son quinquennat malgré des critiques sur son coût, émises notamment par la Cour des comptes.

François Fillon, candidat de la droite à la prochaine présidentielle, s'est déjà engagé à le maintenir s'il était élu.

L'étude complète d'Acies Consulting : here (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below