7 octobre 2016 / 08:52 / il y a 10 mois

GB/Indicateurs-La situation budgétaire se détériore en septembre

LONDRES, 21 octobre (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* DÉFICIT BUDGÉTAIRE NETTEMENT PLUS MARQUÉ QUE PRÉVU

21 octobre - Les finances publiques du pays accusent en septembre un déficit beaucoup plus important que prévu, une donnée susceptible de compliquer la tâche du ministre des Finances Philip Hammond, qui doit préparer le premier projet du budget depuis la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne.

Le déficit budgétaire - hors banques détenues par l'Etat - est ressorti à 10,6 milliards de livres (11,9 milliards d'euros) le mois dernier, soit une hausse de 14,5% par rapport à septembre 2015, a précisé vendredi l'ONS, l'institut national de la statistique.

Ce déficit est supérieur aux prévisions de tous les économistes interrogés par Reuters, qui avaient anticipé en moyenne un manque à gagner de 8,5 milliards.

Sur les six premiers mois de l'exercice 2016-2017, le déficit budgétaire est néanmoins en recul de 5% par rapport à la même période de l'exercice précédent.

Mais, à 45,5 milliards de livres après un seul semestre, il s'approche du déficit de 55,5 milliards de livres retenu pour l'ensemble de l'exercice.

L'ONS a notamment précisé que les recettes fiscales liées aux impôts sur les sociétés avaient baissé le mois dernier, une première depuis septembre 2009, tout en ajoutant ne pas être en mesure d'expliquer le recul.

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* LA CROISSANCE DES VENTES AU DÉTAIL À UN PIC DEPUIS 2014

20 octobre - Les ventes au détail ont affiché au troisième trimestre leur plus forte croissance trimestrielle depuis 2014, mais la météo et la hausse des prix ont pesé sur la demande de vêtements vers la fin de la période.

Pour l'ONS, la confiance des consommateurs est restée stable depuis le vote en faveur d'une sortie du pays de l'Union européenne, et le secteur de la distribution apportera une solide contribution à la croissance du troisième trimestre.

"La tendance sous-jacente est ferme, ce qui suggère que la confiance des consommateurs s'est maintenue depuis le référendum de juin", a déclaré Kate Davies, statisticienne à l'ONS.

Sur la période juillet-septembre, les ventes en volume ont progressé de 1,8% d'un trimestre à l'autre, le rythme le plus élevé depuis le quatrième trimestre 2014. La progression des ventes était de 1,1% sur la période avril-juin.

Par rapport à l'an dernier, les ventes en volume au troisième trimestre ont augmenté de 5,4%, là aussi à leur rythme le plus élevé depuis le quatrième trimestre 2014.

En revanche, sur le seul mois de septembre, les ventes au détail ont stagné, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 0,4%. Les chiffres du mois d'août ont toutefois été révisés en hausse pour refléter une stabilité des ventes au lieu d'une baisse.

Selon l'ONS, en septembre et en août, les ventes de vêtements et de chaussures ont particulièrement reculé, en raison des prix élevés et du temps exceptionnellement doux en septembre, qui a eu un impact sur les collections d'automne.

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* LE MARCHÉ DU TRAVAIL RALENTIT SUR LES 3 MOIS À FIN AOÛT

19 octobre - Le marché du travail a ralenti sur les trois mois à fin août même si le vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne ne semble pas avoir fortement affecté l'emploi, selon les statistiques officielles publiées mercredi.

Le nombre de personnes occupant un emploi a augmenté de 106.000 de juin à août, en baisse par rapport aux plus de 170.000 personnes occupées au cours des trois derniers rapports, a précisé l'ONS.

"Ces chiffres montrent que l'emploi a continué à croître pendant l'été et que le nombre de postes vacants reste à des niveaux élevés, ce qui suggère une confiance persistante dans l'économie", dit Nick Palmer de l'ONS.

Le nombre de personnes sans emplois a augmenté de 10.000 sur les trois mois à fin août, première hausse depuis les trois mois à fin février.

Le nombre de demandeurs d'allocations chômage a augmenté de 700 en septembre à 776.400 personnes, alors que les économistes prévoyaient une hausse de 3.000 en moyenne.

Le taux de chômage est resté à un plus bas de près de 11 ans, à 4,9%, sur les trois mois à fin août, un chiffre conforme au consensus Reuters des estimations d'économistes.

Sur le seul mois d'août, le taux de chômage - calculé sur une base plus étroite et moins représentative que la statistique sur trois mois - a augmenté à 5,0%, contre 4,7% en juillet.

Néanmoins, les rémunérations sur les trois mois à fin août ont encore augmenté, comme prévu, de 2,3% en rythme annuel, contre +2,4% à fin juillet. Hors primes, la hausse des salaires a également été de 2,3% sur un an, contre +2,1% attendu.

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* LE TAUX D'INFLATION À 1%, AU PLUS HAUT DEPUIS 2014

18 octobre - Le taux d'inflation a bondi à 1,0% en septembre contre 0,6% en août, son niveau le plus élevé depuis novembre 2014 et sa plus forte hausse d'un mois sur l'autre depuis juin 2014, a annoncé mardi l'ONS.

Les économistes attendaient en moyenne une hausse des prix de 0,9% sur un an, 1,0% constituant la limite supérieure de leurs estimations.

Les statisticiens imputent la remontée de septembre à un bond des prix des vêtements et à une augmentation des prix du carburant, qui avaient diminué un an plus tôt, mais cette hausse pourrait marquer le début d'une tendance durable, alimentée par la dépréciation de près de 20% du sterling depuis le référendum du 23 juin sur le Brexit.

L'inflation est depuis trois ans en-deçà de l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre et elle était descendue à zéro l'an dernier, du jamais vu depuis le début des relevés en 1950.

Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, le taux d'inflation ressort à 1,5% contre 1,3%, là encore supérieur au consensus qui était à 1,4%.

L'inflation mesurée au niveau des prix producteurs a pour sa part atteint 1,2%, son niveau le plus élevé en trois ans, alors qu'elle était attendue à 1,1%.

Tableau des prix de détail

Tableau des prix producteurs

* LA SECTEUR DE LA CONSTRUCTION RECULE EN AOÛT

14 octobre - Le secteur de la construction a reculé contre toute attente au mois d'août, sans lien, selon l'ONS, avec le vote des Britanniques pour une sortie de l'Union européenne.

La construction a reculé en volumes de 1,5% en août après une progression le mois précédent revue à 0,5%. Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient pour le mois d'août à une progression de 0,2%.

Le repli observé en août s'explique, selon l'ONS, par une baisse du nombre des chantiers d'infrastructure et non par les effets sur l'économie du référendum du 23 juin dernier.

Sur un an, la construction est en hausse de 0,2%, contre une prévision médiane de 1,5% dans l'enquête Reuters.

* LA PRODUCTION INDUSTRIELLE A FLÉCHI DE 0,4% EN AOÛT

7 octobre - La production industrielle a baissé contre toute attente en août, en raison notamment de la fermeture de gisements pétroliers, toutefois, certains signes, d'ampleur limitée, laissent penser que la baisse de la livre depuis le Brexit a stimulé les exportations des usines.

La production industrielle a baissé de 0,4% d'un mois sur l'autre en août après une hausse de 0,1% en juillet, a annoncé vendredi l'ONS. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 0,1% également en août.

La production manufacturière a augmenté de 0,2% après un recul de 0,9% en juillet, moins que le pourcentage de +0,5% attendu par les économistes interrogés par Reuters.

"La production manufacturière a un peu augmenté en août avec plus d'automobiles produites, et il semblerait que la baisse de la livre a stimulé les exportations", a déclaré Kate Davies, de l'ONS. Mais cela a été compensé par une baisse de la production pétrolière et gazière, imputable notamment à la fermeture de gisements, a-t-elle ajouté.

Sur la période de trois mois juin-août, la production industrielle a augmenté de 1,4% sur la période comparable de 2015, après +1,6% sur la période mai-juillet.

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* LE DÉFICIT COMMERCIAL S'EST CREUSÉ PLUS QUE PRÉVU

7 octobre - Le déficit commercial marchand a plus augmenté que prévu en août, à 12,1 milliards de sterling contre 9,5 milliards en juillet, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient un solde négatif de 11,3 milliards, a annoncé vendredi l'ONS.

Le déficit commercial avec l'Union européenne a atteint un record de 8,36 milliards de livres, soit plus d'un milliards que le montant de juillet.

Pour l'ensemble des biens et services, le déficit ressort à 4,73 milliards de livres contre 2,2 milliards en juillet.

Tableau (Service économique)

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