6 octobre 2016 / 11:07 / il y a un an

SocGen va lancer un agrégateur de comptes en France

* Crédit du Nord lancera en premier un agrégateur de comptes

* Société générale offrira ensuite ce service à ses clients

* Socgen, première banque traditionnelle à offrir ce service

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS, 6 octobre (Reuters) - Société générale va lancer prochainement un agrégateur de comptes, une première pour une grande banque de réseau en France, ce service étant pour le moment surtout proposé par les banques en ligne, désireuses de capter la relation clients de leurs concurrentes traditionnelles.

L‘enseigne Crédit du Nord devrait sauter le pas en premier et sera suivie par Société générale, a indiqué à Reuters une source proche du dossier.

Socgen s‘appuiera sur la technologie de Fiduceo, une fintech rachetée en 2015, et qui est à l‘origine du service d‘agrégation déjà offert à ses clients par Boursorama, la banque en ligne du groupe.

“Un projet est en cours”, a confirmé un porte-parole de la banque, sans donner plus de précision quant au calendrier prévu pour le lancement de ce nouveau service.

Les agrégateurs de comptes bancaires permettent de regrouper sur une seule application l‘ensemble du patrimoine bancaire d‘un particulier et d‘optimiser la gestion du budget familial.

Ils représentent un enjeu stratégique pour les banques en ligne qui y voient un moyen de mettre la main sur la relation client des établissements traditionnels en proposant à terme une sorte de guichet unique pour toutes les opérations financières des particuliers.

La mise en oeuvre de la nouvelle directive européenne sur les services de paiement (DSP2) d‘ici 2018 permettra en effet aux agrégateurs d‘initier les paiements directement à partir des différents comptes du client et d‘ouvrir la voie à une nouvelle génération de services.

“UN SERVICE QUASIMENT NORMAL POUR LES CLIENTS”

Les grands établissements français ont longtemps tenu un discours critique, voire hostile vis-à-vis des agrégateurs, mettant notamment en garde les consommateurs sur les failles possibles en matière de sécurité.

Mais devant la généralisation de ces services, les banques n‘ont plus guère le choix que de sauter le pas.

“Cela fait partie des choses qui sont devenues un service quasiment normal pour les clients”, a expliqué à Reuters la source proche du dossier.

L‘assureur mutualiste Maif a par exemple lancé en juin son propre agrégateur en faisant le pari qu‘elle pourrait devenir à terme “l‘interlocutrice privilégiée de la relation bancaire et financière sans avoir à intégrer dans son offre un compte bancaire”.

Ce service a été produit avec Linxo, qui fournit en son nom propre et en marque blanche des agrégateurs.

Cette fintech a déjà noué des partenariats avec BforBank, la banque en ligne du Crédit agricole, Fortuneo, du Crédit mutuel Arkea, mais aussi HSBC France.

D‘autres initiatives sont en cours, comme celle d‘ING qui réfléchit au lancement d‘un agrégateur pan-européen.

Selon les spécialistes du secteur, d‘autres acteurs pourraient essayer de s‘imposer sur ce créneau comme des opérateurs télécoms, des associations de consommateurs ou encore des géants de l‘internet américain comme Google (Alphabet ), Apple, Amazon ou encore Facebook .

Voir aussi :

L‘agrégateur, désintégrateur de la banque de détail

La Maïf tente d‘ubériser les banques avec l‘agrégateur Nestor

ING réfléchit au lancement d‘un agrégateur pan-européen (Edité par Jean-Michel Bélot)

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