6 août 2015 / 17:23 / il y a 2 ans

BOURSE-Mondelez en hausse après l'entrée d'Ackman à son capital

par Sruthi Ramakrishnan, Supriya Kurane et Martinne Geller

6 août (Reuters) - Le titre Mondelez International gagnait près de 1,5% jeudi à l‘approche de la mi-séance à Wall Street après que Pershing Square, le fonds de l‘investisseur activiste William Ackman, a annoncé être monté à 7,5% du propriétaire de marques telles que Cadbury, Orea, Toblerone, Lu ou encore TUC.

Vers 17h20 GMT, l‘action avançait de 1,47% à 46,97 dollars après avoir atteint en séance un pic de l‘année à 48,58 dollars, ce qui porte la hausse de l‘action depuis le début de l‘année à plus de 28%.

Selon les analystes financiers, l‘entrée de William Ackman au capital de Mondelez International a pour but d‘inciter l‘entreprise à améliorer ses performances opérationnelles, voire à se mettre en vente.

“Nous soupçonnons que le but premier de William Ackman est de voir Mondelez être vendu”, ecrit dans une note Ken Goldman, analyste financier chez JP Morgan.

Mondelez a déjà pris des mesures pour améliorer la rentabilité de ses opérations, dont des fermetures d‘usines et des cessions d‘actifs.

Le groupe a également lancé un programme de rachat d‘actions pouvant aller jusqu‘à 13,7 milliards de dollars (12,5 milliards d‘euros).

Un ralentissement de la demande pour des aliments conditionnés a été le déclencheur d‘une vague de consolidation dans le secteur, les entreprises voulant réduire leurs coûts et gagner en efficacité.

KRAFT HEINZ, PEPSICO, CANDIDATS AU RACHAT ?

L‘exemple le plus spectaculaire de cette vague a été l‘annonce, fin mars, de la fusion entre Kraft Foods, dont Mondelez avait été scindé, et son compatriote H.J. Heinz, contrôlé par le brésilien 3G Capital et par Berkshire Hathaway , la holding de l‘investisseur Warren Buffett.

Certains analystes ont estimé que la nouvelle entité Kraft Heinz ou PepsiCo pouvaient être des candidats au rachat de Mondelez, qui vaut près de 80 milliards de dollars en Bourse au cours actuel.

Kraft Heinz et Pepsico ont refusé de commentaire.

Pershing Square, qui rejoint Nelson Peltz, un autre investisseur activiste, au sein du capital de Mondelez, n‘a rien dit de ses intentions, se contentant de souligner que, à ses yeux, l‘action de l‘entreprise était sous-évaluée.

Essentiellement à l‘initiative de Nelson Peltz, dont le fonds Trian Fund Management détient près de 3% du capital, Mondelez s‘est engagé dans un plan de réduction des coûts de quelque 3,5 milliards de dollars d‘ici la fin de 2018.

Le groupe s‘est également engagé à atteindre une marge opérationnelle ajustée comprise entre 15% et 16% en 2016.

En 2012, avant que Nelson Peltz ne rentre au capital de Mondelez et de Pepsico en agitant l‘idée d‘une fusion entre les deux entreprises, cette marge était de 12%. En 2014, elle a été de 12,9%.

Nelson Peltz, qui a dit en avril qu‘il ne poussait pas Mondelez à se lancer dans une grand opération, a été cité par CNBC comme étant content de constater que William Ackman avait décélé de la valeur dans Mondelez.

Début mai, la Commission européenne a dit avoir approuvé, sous certaines conditions, la création d‘une coentreprise dans le secteur du café par Mondelez et néerlandais DE Master Blenders 1753 (DEMB).

Avec la création de cette entité, la direction de Mondelez peut désormais concentrer ses efforts sur la confiserie et les biscuits apéritif. (Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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